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Economie - Emploi


L’Oréal embauche des «BBR» : quand les couleurs de la République servent à farder la discrimination

Lundi, 9 Décembre, 2013
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Adecco et l’Oréal cumulaient les critères discriminatoires : sexe, âge, apparence physique, appartenance ethnique, nationalité et race. Quand le maquillage ne permet plus de camoufler l’horrible visage de la discrimination…

 

En 2000, à travers sa filiale Districom, l’Oréal, commanda à la société d’intérim Addeco des candidates Bleu, Blanc, Rouge [« BBR »] aux postes d’hôtesses. En effet, un salarié d’Adecco attira l’attention de SOS Racisme sur l’entente illicite organisée par son entreprise, l’Oréal et Disctricom : il divulgua ainsi les pratiques discriminatoires de recrutement mises en place. Une télécopie, signée par Thérèse Coulange – ancienne directrice de Districom – rappelait les consignes à l’entreprise d’intérimaires.

Adecco restauration : discrimination et fichage ethnique au menu

Jeudi, 5 Décembre, 2013
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« PR1 : bonne présentation • PR2 : mauvaise présentation • PR3 : type maghrébin • PR4 : noir » : tel est le fichage ethnique des candidats dont est accusée la société d’intérim Adecco.

 

En décembre 2000, SOS Racisme est alertée par un employé de la société ADECCO que ses chargés de recrutement avaient pour consigne de ficher les intérimaires selon leur couleur de peau (PR4 pour les noirs) pour satisfaire aux ordres des clients qui réclamaient des «BBR» (blancs).

 

Coiffeurs et charcutier : discriminations à la découpe

Mercredi, 4 Décembre, 2013
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Une enquête IFOP pour Le Défenseur des droits, publiée le lundi 7 octobre 2013, révèlait que près de quatre demandeurs d’emploi sur dix déclarent avoir été victimes d’une discrimination à l’embauche.

 

Il existe plusieurs critères de discrimination : l’apparence physique, le sexe, l’âge, l’ethnie, la nationalité, l’origine du candidat... Ces discriminations touchent tous les secteurs de l’emploi : retour sur un bien triste palmarès.

 

Habilitation «secret-défense» : les étrangers ne sont pas un danger

Mardi, 3 Décembre, 2013
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L’habilitation « secret-défense » n’est pas réservée aux nationaux. Rédiger une annonce pour un poste soumis à une telle habilitation en excluant la possibilité aux étrangers de pouvoir postuler est donc constitutif d’une discrimination à l’embauche.

 

Les candidats doivent être  « impérativement français et de préférence de parents français nés en France », tel est le critère énoncé dans l’annonce de recrutement parue sur le réseau intranet de Cegetel devenue SFR pour un poste qui nécessitait l’habilitation « secret-défense ». L’annonce restera seize mois sur le réseau.

 

L’hôtel la Villa : lave plus blanc que blanc

Lundi, 2 Décembre, 2013
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Nouvellement propriétaire de l’Hôtel La Villa, Christine Horbette, trouvait son équipe trop colorée. Elle donna donc des instructions à son directeur adjoint pour inverser la tendance. Les candidats potentiels devaient montrer « peau » blanche pour pouvoir se présenter à un entretien.

Christine Horbette racheta l’Hôtel La Villa au printemps 1999. La politique de recrutement s’en trouva bouleversée. Après examen de la candidature, certains CV déposés au comptoir de la réception comportaient l’indication « Black, non !! ». A la lecture de ces mentions manuscrites, un employé de l’hôtel, demanda des explications à sa directrice, en vain. Il alerta alors SOS Racisme et prit contact avec la Commission départementale d’accès à la citoyenneté (CODAC). L’ouverture d’une enquête judicaire fut ordonnée.

Tennis squash : «Personne de couleur impossible»

Vendredi, 10 Janvier, 2014
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Monsieur Alain Bideault, dirigeant d’un établissement sportif, refusait de recruter une femme de ménage en raison de sa couleur de peau. La décision du tribunal sera sans équivoque : récidiviste en la matière, cet employeur écopera de la prison ferme.

Le 22 juin 1993, Madame Victoria Gomis est adressée par l’Agence Nationale pour l’Emploi à Monsieur Alain Bideault, dirigeant un établissement de Tennis-Squash. Celui-ci cherchait à recruter une femme de ménage. Le premier contact est froid, direct et rapide. La réponse est non.

 

Monsieur Bideault retourne le document à l’ANPE en mentionnant au bas du document la raison de ce refus catégorique: « PERSONNE DE COULEUR IMPOSSIBLE ».

Physiomins : esthétisme ethnique condamné

Mercredi, 8 Janvier, 2014
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Physiomins, une entreprise de cosmétiques, invoquait le critère économique et présumait des inclinaisons racistes de ces potentielles clientes pour légitimer ses mesures discriminatoires.

 

 

Le 14 février 2003, Fatima Saadi, une française d’origine comorienne répondait à une annonce de poste de commerciale au sein de Physiomins, une boutique parisienne qui vend des produits amincissants et de soins de beauté. Dès son arrivée, Marie-Odile Dossot, gérante du magasin refusait catégoriquement la candidature de la jeune femme en raison de sa couleur de peau.

 

Biophase : Lorsque la discrimination entache la beauté

Mercredi, 8 Janvier, 2014
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Biophase pratiquait la discrimination dans l’accès à l’emploi et au service. Licenciant de surcroît toute personne dénonçant ses agissements illégaux : elle a été doublement condamnée, aux prud’hommes et au pénal.

 

 

Entre 1998 et 2000, Eliane Reinsch, secrétaire de Biophase, une entreprise du Doubs spécialisée dans la vente de produits de beauté et de services de soins de visage, recevait l’ordre de sa direction de jeter tout cv de candidate maquilleuse d’origine étrangère et de refuser toute prestation auprès de clientes issues de l’immigration. Elle alertait SOS Racisme en juin 2000.

 

Affaire miléguy : pas de languede bois sur la discrimination à l’emploi

Mardi, 7 Janvier, 2014
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La discrimination à l’emploi est souvent bien difficile à prouver, l’employeur n’évoquant pas la réelle raison du refus de la candidature. Le testing s’avère souvent déterminant dans ce genre de situation comme dans l’affaire Miléguy.

 

Au début septembre 1999, Monsieur Bouamaza avait rendez-vous avec son conseiller d’insertion Monsieur Lahcine, à la mission locale. Bonne nouvelle : l’ANPE avait transmis une offre d’emploi de la société Miléguy pour un poste d’aide menuisier. L’annonce stipulait qu’une petite expérience était nécessaire. Fort de ces compétences, Monsieur Bouamaza déposa sa candidature et  pris rendez-vous avec M. Lafay pour le 8 septembre 1999.

 

Daytona : première victoire contre le fichage ethnique

Lundi, 6 Janvier, 2014
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S pour sexe, O pour origine ethnique. Dans cette dernière colonne, le chiffre 1 renvoyait aux noms à consonance européenne. Le chiffre 2 correspondait aux noms à consonance maghrébine. Le chiffre 3 pour ceux d’origine africaine, et le chiffre 4 pour les hôtesses et les animateurs commerciaux asiatiques : tels étaient les critères d’embauche regroupés dans un fichier au sein de la société Daytona pour 5000 vacataires.

 

Au mois de septembre 2002, Madame Caroline Housset, directrice du département hôtesses, de la société Daytona, confie à M. Karim D., récemment recruté, la mission d’alimenter une base de données informatiques bien étrange.