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C’est décidé, je ne payerai pas de redevance T.V !!!

Vendredi, 12 Octobre, 2012
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On a beau avoir plus de dix chaines, c’est toujours la même rengaine (protège ton secret, montre nous que tu sais chanter, mieux expose ta vie dans un reportage).

Lors des Solidays, j’ai pu rencontrer le groupe 1995. Persuadée de ne pas être la seule à trouver que le temps d’antenne n’est pas représentatif des catégories socioprofessionnelles, j’ai demandé à mes nouveaux « potos », ce qu’ils pensaient de notre proposition, taxer la redevance pour soutenir l’audiovisuel dans les quartiers.  Nekfeu me dit que lui a tout simplement décidé de « ne pas regarder la T.V. Je ne paie pas de redevance T.V. Je pense que la T.V est un moyen d’amadouer tout le monde.

Culture et politique : pourquoi tant de désamour ?

Vendredi, 12 Octobre, 2012
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Le Lavoir Moderne Parisien, qui a été beaucoup pour la culture à Paris pendant 20 ans et qui n’est aujourd’hui plus rien, est emblématique du martyr infligé aux associations, aux artistes, aux innovateurs qui ne veulent pas rentrer dans le rang des institutions. Hervé Breuil, ancien directeur des lieux converti à la politique, nous a raconté l’histoire de ce théâtre d’échanges et de jouissances spirituelles qui épouse au plus près son parcours personnel.

 

Culture dans les quartiers : une épine dans le pied

Vendredi, 12 Octobre, 2012
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Samir Abdallah est un réalisateur engagé. A travers ses films, il a milité pour les sans-papiers ou les habitants de Gaza. A l’heure où il fait la promotion de son dernier documentaire, Candidats pour du Beur, il a accepté de réfléchir à la proposition de la FNMDP de transférer 10 % de la redevance TV dans un fonds à gestion paritaire pour financer des productions audiovisuelles issues des quartiers populaires. 

Une proposition pour faire émerger les talents des quartiers dans la culture, pourquoi pas ? « Par principe, je suis hostile aux mesures symboliques qui ne sont pas suivies de faits », prévient Samir Abdallah. Méfiant, il se demande en effet dans quelle mesure les chaînes de télévision joueront le jeu et si elles n’auront pas plutôt la tentation de prétendre que des émissions qui parlent des quartiers existent déjà.

Qui sont les nouveaux Victor Hugo ?

Vendredi, 12 Octobre, 2012
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Ils ne sont pas si nombreux les artistes qui s’engagent en politique et, comme Zebda, ont tombé la chemise à la suite de Victor Hugo. Le grand écrivain français du XIXème y aura mobilisé toute la force de sa conviction, rédigeant de célèbres discours contre le travail des enfants (1847), contre la misère (1849) qui demeurent incontournables.

 

Télévision : « Monsieur Différences » n’est pas Monsieur Miracle

Vendredi, 12 Octobre, 2012
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Olivier Harland, le « Monsieur Différences » de France Télévisions, l’a constaté : l’industrie audiovisuelle évolue. A Cannes, au prime time, en coulisses, les initiatives pour rendre la télé plus diverse se multiplient. Lentement. Trop lentement…

La mission de « Monsieur Différences » du groupe France Télévisions ? « Réunir les différences à l’antenne ». Il y a deux écoles. La méthode anglaise consiste à montrer les différences… à minuit. L’autre est de dire qu’il n’y a pas de différences. Olivier Harland a opté pour : « les noyer dans les programmes ». Mais est-ce du bluff, du vent, de l’esbroufe ? Dans quelle mesure peut-on réellement parler d’évolution positive ?

 

Des productions audiovisuelles pour tous et par tous. La réponse de P. Poutou

Samedi, 19 Mai, 2012
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Cette question pose aussi celle de la pluralité de la presse et des médias, puisque ceux-ci sont aujourd’hui entre les mains des capitalistes, plus ou moins gros. Mais on sait bien qu’il n’y a aucune pluralité, liberté d’expression dans le fond.

Cette question pose aussi celle de la pluralité de la presse et des médias, puisque ceux-ci sont aujourd’hui entre les mains des capitalistes, plus ou moins gros. Mais on sait bien qu’il n’y a aucune pluralité, liberté d’expression dans le fond. Donc, cela voudrait dire qu’à un niveau local, c’est dans les quartiers, les banlieues mais ce serait à poser aussi partout.

Des productions audiovisuelles pour tous et par tous. La réponse de N. Arthaud

Dimanche, 20 Mai, 2012
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Je suis convaincue que dans les quartiers il y a des centaines de Mozart, de Vivaldi, des Spielbergs, des Jamel Debbouze. Dans la mesure où ces quartiers sont relégués et n’ont pas accès à toutes ces ouvertures, on ne les voit pas émmerger.

Je suis convaincue que dans les quartiers il y a des centaines de Mozart, de Vivaldi, des Spielbergs, des Jamel Debbouze. Dans la mesure où ces quartiers sont relégués et n’ont pas accès à toutes ces ouvertures, on ne les voit pas émmerger. Ca fait partie du gâchis de la société actuelle. Oui, il faut trouver les moyens financiers. Là, sur la redevance, tout à l’heure sur le PMU. On ne pourra pas améliorer le sort des classes populaires si on ne se décide pas à prendre l’argent là où il est. Il est dans les poches d’une minorité capitaliste et d’une bourgeoisie innondée de milliards.

Des productions audiovisuelles pour tous et par tous. La réponse de F. Bayrou

Dimanche, 20 Mai, 2012
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Les Français méritent une télévision plurielle, qui garantit la diversité des programmes et des opinions. Payer une redevance permet d’exiger une gestion respectueuse et cohérente de la télévision, une offre impartiale, dont la gestion doit être préservée de l’influence du pouvoir en place

Les Français méritent une télévision plurielle, qui garantit la diversité des programmes et des opinions. Payer une redevance permet d’exiger une gestion respectueuse et cohérente de la télévision, une offre impartiale, dont la gestion doit être préservée de l’influence du pouvoir en place.
La nomination des présidents par le Président de la République est un processus malsain.
L’audiovisuel public, ce n’est ni une filiale du pouvoir ni la propriété de l’Etat. C’est le bien précieux de tous les Français, de toutes opinions, qui en assument le financement avec la redevance.

Des productions audiovisuelles pour tous et par tous. La réponse de J-L Mélenchon

Lundi, 21 Mai, 2012
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Vous avez raison de vous insurger contre la faible représentation sociale des ouvriers dans les médias audiovisuels. Il en va de même du métissage. Selon les chiffres de l’INSEE, en 2009 on dénombrait 13,1% de naissances issues de couples mixtes contre 5,7 en 1994. La nouvelle France, c’est nous. Nous sommes toutes et tous d’origines et de cultures diverses mais toutes et tous citoyen-ne-s ici. Reconnaissons qu'aujourd'hui nombre d'entre nous sont rendus « invisibles »

comme les ouvrier-e-s, les travailleur-eue-s immigré-e-s, les femmes seules, les intérimaires etc. Or déformer la réalité projetée permet d’empêcher de la penser et de vouloir la transformer.
Pour le FG, il faut libérer les médias des logiques financières et du diktat de l’audimat, afin de leur permettre d’accomplir leurs missions au service du pluralisme de l’information et de
la culture.

Des productions audiovisuelles pour tous et par tous. La réponse d'Eva Joly

Vendredi, 18 Mai, 2012
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Je veux le grand retour de la solidarité grâce à un Ministère de l’égalité territoriale et la création d’un Fonds National de Péréquation Urbaine, permettant de faire de la banlieue une zone prioritaire pour toutes les politiques des écologistes, de l’école à la santé, en passant évidemment par la culture.
Je suis heureuse que vous mettiez en avant la culture et la production audiovisuelle en banlieue. Comme vous j’imagine, j’en ai assez que la France s’intéresse à nos quartiers que quand ils brûlent. Pour inverser la tendance, il faut remettre la production audiovisuelle dans les quartiers, donner la parole à ceux qui y vivent.
Je soutiens donc l’idée d’un Fonds permettant de financer les productions audiovisuelles issues des quartiers populaires. Permettez moi cependant d’être prudente sur l’utilisation de 10% de la redevance TV, qui peine déjà aujourd’hui à financer un service public de qualité et qui doit se « désintoxiquer » de la publicité.