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Décolonisation


1944 : La Conférence de Brazzaville, premier pas timide vers la décolonisation

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Le 30 janvier 1944, lorsque le Comité Français de Libération Nationale (CFLN) réunit les gouverneurs de l’Afrique et des hauts fonctionnaires à Brazzaville, il s’agissait pour le Général De Gaulle de réaffirmer l’autorité de la France sur des colonies, influencées par l’esprit de libération, porté par les pays anglo-saxons au nom du « droit des peuples à disposer d’eux mêmes ».

Le but de cette réunion était aussi d’instaurer des rapports nouveaux entre la métropole et ses colonies pour encourager leur effort de guerre dans la France Libre.

Des soldats de la liberté face à la mort, des guerriers de l'égalité face à leur droit

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Bon nombre de soldats d’Outre-mer périrent sur le front pour libérer la France des entraves du fascisme, mais ceux qui survécurent aux massacres n’avaient aucun état d’âme victimaire. C’est debout qu’ils firent face au colonisateur pour conquérir l’égalité de droit au même titre qu’ils furent égaux face à la mort. Ce combat a laissé des plaies ouvertes,  ravivées par le  nombre d’anciens tirailleurs encore mis au banc de la société.

En 1917, pour recruter des « indigènes » dans l’armée française, Blaise Diagne, unique député noir africain nommé délégué du gouvernement, parcourait l’Afrique en reprenant le slogan « En versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits ». C’est avec cette promesse que des dizaines de milliers d’africains furent enrôlés dans les troupes françaises.  

Du combat politique pour l'égalité aux revendications des indépendances

Vendredi, 23 Avril, 2010
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 L’émergence d’une union d’élites politiques africaines, venue de la société civile, comme des hautes écoles française marquera un grand tournant dans l’histoire des indépendances tant par les acquisitions de droits qu’elle a pu acquérir à l’égard d’une France coloniale affaiblie que par sa son idéal universaliste africain.

Tout comme l’Angleterre, au lendemain de la 2nde guerre mondiale, les peuples colonisés sont face à une France détruite, affaiblie économiquement, politiquement et lourdement dévaluée sur la place internationale au détriment d’une Amérique et d’une union soviétique devenues leaders mondiaux anticolonialiste. C’est  dans ce contexte qu’émerge un souffle international de libération du joug colonial motivé, en France, par les communistes et radicaux socialistes.

Un pavé syndical dans la mare coloniale

Vendredi, 23 Avril, 2010
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La lutte syndicale fut l’un des axes majeurs de luttes contre les inégalités de droits dans les milieux agricoles, ouvriers et administratifs entre les travailleurs français et africains. Cette force unitaire rejointe à ses débuts par les centrales syndicales de la métropole prendra des dimensions considérable lorsqu’elle prit son envol…

Il faudra attendre la chute du Front Populaire français pour que l’on concède à l’AOF le 11 mars 1937, les conditions d’applications des titres 1 et 2 du livre 3 du Code du Travail métropolitain. Ce timide progrès offrit le droit aux travailleurs instruits de se syndiquer.

Décolonisations dans le sang

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Pour conquérir leur indépendance, des armées populaires de libération avaient engagé la lutte militaire contre l’occupation française dés 1947 à Madagascar et dix ans plus tard au Cameroun. Combien d’entre nous savent à quel point l’indépendance de ces territoires a été précédée ou accompagnée par des massacres perpétrés par la puissance coloniale ? Retour sur deux drames oubliés de l’histoire de France.

Premier massacre de masse perpétré par la nouvelle République à peine libérée du joug nazi, entre 30 000 et 89 000 malgaches, selon les sources, ont trouvé la mort suite aux soulèvements populaires du mois de mars 1947, notamment dans l'est et le Sud de Madagascar. Pour combattre l’insurrection du peuple malgache qui réclamait une indépendance immédiate, la répression confiée à 18 000 hommes de troupes (des tirailleurs sénégalais et soldats marocains et algériens).

Cameroun : Ruben Um Nyobe ou la révolution manquée

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Ruben UM NYOBE est propulsé à la tête de l’Union des Populations du Cameroun au mois de novembre 1948, six mois après la création de ce mouvement de libération nationale, dont le but est d’obtenir l’indépendance et la réunification du Cameroun. La lutte de L’Union des populations du Cameroun prend ses racines dans la résistance contre le colonialisme qui, au Cameroun, fut d’abord celui de l’Allemagne pour devenir ensuite celui de la France et de l’Angleterre pendant la première guerre mondiale.

Pour Ruben UM NYOBE, le citoyen camerounais doit être au centre de toutes les initiatives et les décisions, autrement dit, il doit être consulté au préalable. Il déplore évidemment la maltraitance et le manque de considération des colons à l’égard des indigènes et il prône un programme-école qui permettrait aux camerounais de recevoir une formation adéquate pour assumer les charges d’Etat. Il est l’un des premiers hommes politiques de la nation à mettre en garde des dangers du tribalisme, de l’ethnicité et de la régionalisation dans la politique locale.

Le mouvement intellectuel noir

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Fodé SYLLA, ancien président de SOS racisme, ancien député Européen et membre du Conseil Economique et Social souligne pour Pote à Pote l’influence qu’a eu le mouvement intellectuel noir sur les mouvements d’indépendance.

Pote à Pote : Quel a été l’impact sur les mouvements d’indépendance du congrès des artistes et écrivains noirs qui s’est tenu à Paris en 1956 autour de Senghor, Diop et Cesaire ?

La mondialisation des indépendances

Vendredi, 23 Avril, 2010
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A partir de 1945 le mouvement de décolonisation est enclenché sur toute la planète au nom du « droit des peuples à disposer d’eux même ». Réunis à la Conférence de Bandung en 1956 les pays d’Asie ou d’Afrique qui viennent de se  libérer du joug britannique poussent les « frères » africains à réclamer leur indépendance à leur tour.

 

 Guerre mondiale, conséquences planétaires. Alors que l’Europe se relève en ruines, le conflit de 39-45 va avoir un impact décisif sur le lien entre puissances européennes et colonies. Car la guerre l’a souligné comme une évidence : le mythe des puissances coloniales invincibles a vécu. France, Hollande, Belgique ont subi des défaites éclair. L’Angleterre n’a pu que résister. Les colonies comprennent qu’elles sont dominées par des géants aux pieds d’argile.

Diallo Telly, le destin brisé

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Son nom symbolise, parmi d’autres, les échecs de la décolonisation française en Afrique...

Diallo Telly, né en 1925 en Guinée, secrétaire général de l’Afrique Occidentale à Dakar, est l’un des hommes sur lesquels la France pourrait s’appuyer pour négocier au mieux son retrait du continent. Mais ce brillant magistrat se retrouve vite pris dans un étau, entre son attachement à la France et la méfiance viscérale du président - dictateur guinéen, Sékou Touré. En 1958, alors que son pays vient d’obtenir l’indépendance, Diallo Telly arrache pour la Guinée une place de membre à l’ONU.

Modibo Keita

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Né  le 4 juin 1915 à Bamako, Modibo Keïta fut d’abord un élève talentueux de l'école normale supérieure de Dakar d’où il sortira major avant de devenir un instituteur redouté par les forces coloniale en septembre 1938...

 Il est même dit que ses professeurs le signalèrent comme : « Instituteur d'élite, très intelligent, mais anti-français... Agitateur de haute classe à surveiller de près ».