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Décolonisation


Sékou Touré : une grande figure africaine qui a séduit le monde

Vendredi, 23 Avril, 2010
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A 37 ans, Sékou Touré est le plus jeune chef d’Etat au monde à la tête d’un Etat qui a fait le choix en faveur d’une orientation républicaine et démocratique.

 Au-delà de la Guinée, ce jeune président séduit vite l’Afrique et le monde par ses idées progressistes, panafricaines et révolutionnaires. Tyrannique pour certains, communiste, gauchiste, totalitaire, passionné ou charismatique, tout autant d’adjectifs qui qualifiaient ce fulgurant personnage de manière parfois excessive, qui malgré ses convictions politiques par moment contradictoires. Il n’était pas moins qu’un furieux guerrier bataillant pour le soulèvement de l’Afrique et sa renaissance post-colonialiste.

Léopold Sédar Senghor

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Léopold Sédar SENGHOR est né en 1906 à Joal, petite ville côtière située au sud de Dakar au Sénégal. Il arrive en France en 1928.

Avec Aimé Césaire, il va créer le concept de la négritude en 1931, période très marquée par les expositions coloniales, où la France faisait montre de sa puissance civilisatrice sur le continent noir sur un fond de mépris et de négation de toute existence d'une civilisation negro-africaine. Senghor va approfondir le concept de la négritude en la définissant ainsi : «La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culturel » .

Joseph Ravoahangy : père de l’indépendance, mais modéré dépassé

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Véritable fondateur du nationalisme malgache.

 Ce militant indépendantiste né en 1893 prône néanmoins la conservation d’un ordre social traditionnel ancien qu’il croit modernisable (s’inspirant avant la guerre de l’exemple japonais). Protestant, né dans une famille traditionnelle aristocrate et formé à l’école de la République, ce digne représentant des élites malgaches correspond au portrait de bon nombre de leaders modérés qui ont toujours été les premiers défenseurs des indépendances… comme eux, il fut un partisan de l’action légale, et comme eux fut mis en échec par le conservatisme colonial.

Djibo Bakary

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Né en 1922 à Soudouré à 12 km de la capitale du Niger, fervent militant apolitique pour la suppression des peines de l’indigénat et du travail forcé aux côtés d’Houphouet Boigny...

Il rejoint en 1946 le Parti Progressiste du Niger et y fut hissé en 1947 à la tête, au poste de secrétaire générale du PPN devenu section territoriale nigérienne du rassemblement démocratique africain (RDA). Ce démarquage rencontra un vif succès populaire.

Houphouët Boigny

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Né à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) le 18 octobre 1905, Félix Houphouët Boigny a été un médecin engagé avant de marquer de son sceau l’histoire de la décolonisation des pays africains, en devenant un acteur syndical et politique hors paire. Fondateur en 1944 du Syndicat Agricole Africain (SAA) pour défendre une égalité de droit entre africains et européens, cette formation sera également à l’origine du Parti Démocratique de Cote d’Ivoire (PDCI). Il a fallu peu de temps à Houphouët Boigny pour raccrocher le PDCI au Rassemblement Démocratique Africain (RDA) dont il sera président en octobre 1946 alors que le 11 avril de cette même année, il s’illustrait de nouveau en abolissant le travail forcé  dans la législation française sous son mandat de député.

Issu de l’élite politique, Félix Houphouët Boigny sera membre des deux Assemblées constituantes françaises en 1945 et 1946 puis député de Côte d’Ivoire au Parlement français de 1946 à 1959.

Jean-Félix Tchicaya: Un homme résolu

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Jean-Félix Tchicaya est né à  Libreville au Gabon, instituteur puis comptable à Pointe Noire au Congo, il est mobilisé en 1939 dans l’armée Française et s’engage en 1943 dans les Forces Françaises libres et sa conduite lui valut la médaille de la France Libre.

Jean-Félix Tchicaya a été, au sortir de la seconde guerre mondiale, le fondateur du parti progressiste congolais  et le co-fondateur (avec son ami Houphouet Boigny) et vice-président  du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). 

Le 18 Novembre 1945, il est élu député  Socialiste du Gabon-Moyen-Congo à l’Assemblée Nationale française par le collège des non citoyens… Un poste de député qu’il gardera jusqu’en 1960.

Lamine Gueye

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Lamine Gueye était un imminent homme politique de l’Union Française dans les années 30 à 60. Il est aussi célèbre pour avoir été l’auteur d’une loi qui donna le droit de vote aux citoyens de l’Afrique française. Retour sur le parcours d’un grand homme de l’histoire de la France et de l’Afrique de l’Ouest.

Né le 20 septembre 1891 à Médine au Soudan français (actuel Mali), Lamine Gueye est issu d’une famille originaire de Saint Louis au Sénégal. Il s’orienta dans un premier temps vers l’enseignement, puis il se tourna vers le droit pour devenir le premier juriste noir de l’Afrique française. Avocat auprès des tribunaux et cours d’Appel de l’Afrique Occidentale  Française (l’AOF), il plaidera dans des procès politiques ou étroitement liés à la politique. En 1931, il sera Conseiller à la Cour d’Appel de la Réunion puis de la Martinique.

Des peuples à la conquête de leurs indépendances

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Historien,  directeur d’étude à l’Ecole des Hautes Etude des Sciences Sociales et présentateur principal sur RFI de l’émission « Mémoire d’un continent » -dédiée à l’histoire du continent noir- Elikia M’Bokolo nous offre son éclairage sur l’histoire des indépendances des pays d’Afrique de l’Ouest et plus précisément sur la dimension populaire de cette funeste conquête.

On a tendance à ramener l’histoire des indépendances à une histoire politique et juridique alors que les histoires des indépendances c’est d’abord une histoire sociale, culturelle, intellectuelle qui se manifeste sous une forme politique.