Jean-Félix Tchicaya: Un homme résolu


Vendredi, 23 Avril, 2010
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Jean-Félix Tchicaya est né à  Libreville au Gabon, instituteur puis comptable à Pointe Noire au Congo, il est mobilisé en 1939 dans l’armée Française et s’engage en 1943 dans les Forces Françaises libres et sa conduite lui valut la médaille de la France Libre.

Jean-Félix Tchicaya a été, au sortir de la seconde guerre mondiale, le fondateur du parti progressiste congolais  et le co-fondateur (avec son ami Houphouet Boigny) et vice-président  du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). 

Le 18 Novembre 1945, il est élu député  Socialiste du Gabon-Moyen-Congo à l’Assemblée Nationale française par le collège des non citoyens… Un poste de député qu’il gardera jusqu’en 1960.

Dans le cadre de son mandat parlementaire, Jean-Félix Tchicaya a beaucoup travaillé à la décentralisation des décisions économiques. Il a dénoncé le système électoral du double collège ; le 1er collège pour les français de l’Hexagone et dans le 2ème collège tous les français non citoyens et nommés indigènes. Il voyait dans ce double collège un système électoral injuste, dangereux et inacceptable. 

L’émancipation politique de l’Afrique lui tenait particulièrement à cœur et l’avait amené à déposer une proposition de loi tendant à instituer, dans les territoires d’outre mer et sur le plan national, un collège unique. 

Dans la 1ère assemblée législative, il fut aussi membre du groupe « Union républicaine et résistante » apparenté au groupe communiste. Il se félicita pour y avoir travaillé avec Houphouët Boigny, de l’abolition du travail forcé.  Il se félicite également de l’amélioration des  conventions collectives, fixées hors des contraintes administratives, le code du travail, garantissant la liberté d’affiliation à un syndicat.  Il soutien également Mendès France , vote les accords de Paris  et ratifie les traités créant la Communauté Economique et Européenne et la Communauté Européenne de l’énergie atomique.

En Mai 1958, il quittera le groupe parlementaire UDSR-RDA pour adhérer au Regroupement Africain et Fédéraliste dont il deviendra vice-président à l’Assemblée. Ceci afin de mieux préparer la décolonisation des pays africains. Le 1er juin 1958, il vote la confiance au général de Gaulle et le 2 juin 1958, les pleins pouvoirs et la révision constitutionnelle pour l’avènement de la Vème République. Il décède le 16 janvier 1961 quelques mois après l’indépendance du Congo.

 

Jean-Claude Tchicaya

Porte parole de l’association de Devoir de Mémoire

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