Diallo Telly, le destin brisé


Vendredi, 23 Avril, 2010
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Son nom symbolise, parmi d’autres, les échecs de la décolonisation française en Afrique...

Diallo Telly, né en 1925 en Guinée, secrétaire général de l’Afrique Occidentale à Dakar, est l’un des hommes sur lesquels la France pourrait s’appuyer pour négocier au mieux son retrait du continent. Mais ce brillant magistrat se retrouve vite pris dans un étau, entre son attachement à la France et la méfiance viscérale du président - dictateur guinéen, Sékou Touré. En 1958, alors que son pays vient d’obtenir l’indépendance, Diallo Telly arrache pour la Guinée une place de membre à l’ONU. Au grand dam de la France qui y voit une perte d’influence. Sékou Touré, lui, redoute le succès grandissant, sur la scène internationale, d’un autre Guinéen. D’autant que Diallo Telly, également ambassadeur aux Etats-Unis, est élu puis réélu premier secrétaire général de l’Organisation de l’Unité Africaine, née en 1961…

Au début des années 70, le choix qui se pose à lui est cornélien : endosser le costume d’opposant en exil, ou revenir en Guinée ? Il choisit la seconde option. Devient même ministre de la justice de son pays. Jusqu’à ce que Sekou Touré l’enferme en 1976 au camp Boiro, cimetière des opposants au régime. Diallo Telly, après de longues tortures, y meurt le 1er mars 1977.

 

C.P

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