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Erwan Ruty


Culture et communication , un ministère amer ?

Mardi, 19 Mars, 2013
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Erwan Ruty nous livre son analyse sans concession du traitement réservé aux journalistes et aux journaux des quartiers. Et plus largement sur la presse écrite.

 
Dans ces quartiers-là, on sait que les gens qui travaillent sur les contenus culturels et médiatiques, quand ils organisent un blog, des ateliers vidéos ou un journal local…Et bien ils sont soutenus par l'argent de la politique de la ville ou du ministère de la jeunesse. Mais pas par le ministère de la culture et de la communication. C’est un problème.  

Enfants damnés de la TV

Mercredi, 1 Août, 2012
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Pote à Pote n°36, Novembre 1998

Foued travaille dans une association de Mantes-la-Jolie .Il en a marre de la vision que les journalistes donnent de la cité du Val Fourré.

« Maintenant, il y a une véritable appréhension par rapport aux journalistes : quand ils viennent on les regarde de bas en haut .On a déjà subi. En 1997, Canal+ est venu : tout le monde a refusé de parler, sauf quelques grands- frères avertis .le problème c’est avec les plus jeunes. Tu peux leur faire dire n’importe quoi ,c’est un jeu pour eux. »

 

Force Sud

Lundi, 28 Novembre, 2011
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Pote à Pote n°24, Juillet 1997

Dans le Sud de la France, associations, création artistique et initiatives sociales se lient dans un mouvement commun. Ba- lade entre Marseille et Toulouse au pays de B.Vice’, IAM, Zebda et bien d’autres... Sous le soleil forcément.


Marseille : Chourmo chez le père Pagnol

« Qu’on y soit né ou qu’on y débarque un jour, dans cette ville, on a vite aux pieds des semelles de plomb. Les voyages, on les préfère dans le regard de l’autre. De celui qui revient après avoir affronté « le pire ». Le drame, aujourd’hui, c’est que Marseille ne regardait même plus l’Orient, mais le reflet de ce qu’elle devenait. »

Le syndicalisme à l’épreuve des intérêts

Lundi, 26 Décembre, 2011
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Portrait d'un syndicaliste pas si repenti que ça. Abdel Mabrouki, auteur du livre Génération précaire qui narre sa lutte contre Pizza Hut au sein de la CGT, a de quoi déchanter mais pas renoncer.


Abdel Mabrouki, 39 ans de combats ou presque, est un activiste comme on n’en fabrique plus beaucoup. Il a grandi à Levallois-Perret, y a travaillé chez Pizza Hut, a adhéré à la CGT, puis créé Stop-Précarité pour pouvoir lutter avec des membres de diverses organisations en même temps. Au chômage, il vit maintenant à Lormont, un quartier populaire de Bordeaux. Et aimerait bien y monter une section SUD-Commerce. Changement de crèmerie, avec une volonté : créer du nouveau.

 

Etat des lieux du ghetto : En période de crise, chacun mise sur son biz'

Vendredi, 4 Juin, 2010
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Par Erwan Ruty, Directeur de Ressources Urbaines


C’est vrai qu’aujourd’hui la mode est vraiment à l’individualisme. En 1997 ou 1998, NTM disait « en période de crise, chacun mise sur son biz ». Il est évident que, globalement, plus cela va mal, plus les personnes sont tentées de penser qu’il n’y a qu’eux, seuls qui arrivent à s’en sortir seuls, et que le meilleur gagne. Cette idéologie est très profondément implantée dans l’ensemble de la société française.

1944 : La Conférence de Brazzaville, premier pas timide vers la décolonisation

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Le 30 janvier 1944, lorsque le Comité Français de Libération Nationale (CFLN) réunit les gouverneurs de l’Afrique et des hauts fonctionnaires à Brazzaville, il s’agissait pour le Général De Gaulle de réaffirmer l’autorité de la France sur des colonies, influencées par l’esprit de libération, porté par les pays anglo-saxons au nom du « droit des peuples à disposer d’eux mêmes ».

Le but de cette réunion était aussi d’instaurer des rapports nouveaux entre la métropole et ses colonies pour encourager leur effort de guerre dans la France Libre.

Décolonisations dans le sang

Vendredi, 23 Avril, 2010
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Pour conquérir leur indépendance, des armées populaires de libération avaient engagé la lutte militaire contre l’occupation française dés 1947 à Madagascar et dix ans plus tard au Cameroun. Combien d’entre nous savent à quel point l’indépendance de ces territoires a été précédée ou accompagnée par des massacres perpétrés par la puissance coloniale ? Retour sur deux drames oubliés de l’histoire de France.

Premier massacre de masse perpétré par la nouvelle République à peine libérée du joug nazi, entre 30 000 et 89 000 malgaches, selon les sources, ont trouvé la mort suite aux soulèvements populaires du mois de mars 1947, notamment dans l'est et le Sud de Madagascar. Pour combattre l’insurrection du peuple malgache qui réclamait une indépendance immédiate, la répression confiée à 18 000 hommes de troupes (des tirailleurs sénégalais et soldats marocains et algériens).

Interview : Olivier Leonhartd, "Comment l’Etat va assécher les revenus des villes"

Lundi, 16 Novembre, 2009
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Révolution dans les mairies : les réformes annoncées par le sommet de l’Etat (Taxe Professionnelle supprimée, Dotation de Solidarité Urbaine réorientée…) plongent les élus dans le désarroi, droite et gauche confondus. On a recueilli la réaction d’Olivier Léonhardt, maire de Sainte-Geneviève des Bois (Essonne), par ailleurs Président de la Communauté d’Agglomération du Val d’Orge. Entre indignation et incompréhension.


Erwan Ruty : Quelles pourraient être les conséquences de ces réformes, pour une ville comme la vôtre ?

Malek BOUTIH

Lundi, 17 Août, 2009
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Entretien avec Malek Boutih, Président de SOS Racisme de 1999 à 2003

 

« Le testing ? Déplacer le combat antiraciste vers les pratiques discriminatoires »

 

 

Pote à Pote : Quels étaient les enjeux lorsque SOS Racisme a lancé les premiers testings ?

 

Malek Boutih : Il s’agissait de faire émerger des preuves pour obtenir une décision de justice, et ainsi déplacer le combat antiraciste d’une lutte idéologique globale à une lutte contre les pratiques discriminatoires. Pour que les individus qui en sont victimes s’emparent de ce combat de défense des droits.

 

La Cité enfin sous (bonne) presse

Lundi, 16 Novembre, 2009
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Le 13 octobre dernier, à la Villette, une grande rencontre entre médias des quartiers, institutions, et journalistes cherchait à réduire la fracture entre médias et banlieues. Explications.

(source photo: lipietz.net)

C’est un constat que les habitants des quartiers populaires peuvent faire au jour le jour : au-delà du périph, la représentation journalistique du quotidien est bafouée. Et ce, même si les médias s’intéressent aujourd’hui davantage qu’avant (et mieux sans doute) à la question des quartiers populaires.