Régularisation des travailleurs sans papiers : le combat continu !


Vendredi, 17 Juin, 2016
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Sissoko Anzoumane porte-parole du collectif des sans-papiers 75 s’exprime sur la régularisation par le travail des étrangers. Les démarches pour obtenir un titre de séjour sont  encore très longues et difficiles en France  mettant souvent  les sans-papier dans une situation de précarité extrême.

Pendant  les années 60  les étrangers  venaient avec une carte d’identité de leur pays et pouvaient travailler sans carte de séjour. Tout à changer en 1974 avec l’apparition du système de titre de séjour. Dans les années 1996 le mouvement des sans-papiers est né. Il fallait à cette époque attendre l’examen de son dossier de régularisation pendant très longtemps pour avoir une réponse. Entre 1996 et 1998 la gauche a émis l’idée d’obliger la présence de 10 ans sur le territoire français pour demander la naturalisation car il y avait beaucoup de demande. En 1997 après une autre vague de régularisation des opinions négatives sont née à l’encontre des sans-papiers. On leurs reprochait de ne venir que pour profiter des avantages en France comme les allocations etc. Pour combattre ces idées reçus les associations se tournent encore plus vers la régularisation par le travail.

« Ce combat est le nôtre, il faut obtenir la régularisation de tous les travailleurs sans papier ainsi que leurs libertés de circulation comme c’était le cas avant. »

 Le collectif des sans-papiers 75 souhaitait  que la réalité du travail suffise pour une régularisation sans adhésion à un syndicat, sans fiche de paye, sans contrat de travail. Cela leur a valu un désaccord avec les syndicats qui a été dépassé avec le temps puisqu’ils retravaillent ensemble. De plus le collectif des sans-papiers 75  travaille à présent avec des associations en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Autriche  en faveur de régularisation massive. Après les années 2001 beaucoup de chose se sont passées, la circulaire Valls de 2012 a permis de facilité les choses mais elles sont encore bloquées par un contresens de la  loi Pasqua de 1993 qui interdit aux sans papier de travailler alors que pour être régularisé il faut des fiches de paies, de nos jour aucun  ministre n’a encore supprimé cette loi. Pour finir ce combat doit être aussi un combat des syndicats et pas seulement des sans papier et des associations. Ce combat est le nôtre, il faut obtenir la régularisation de tous les travailleurs sans papier ainsi que leurs libertés de circulation comme c’était le cas avant.

 

Propos recueillis par Linda B

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