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Stéphane Hessel : « Après l'indignation, il y a l'action. »
Comment s’indigner concrètement au quotidien ?
Si vous êtes suffisamment clair sur les raisons pour lesquelles vous êtes indigné, il faut prendre contact avec ceux qui pensent comme vous, que ce soit une organisation non gouvernementale ou un parti politique, et militer. C’est-à-dire s’agiter, rencontrer des gens, parler les uns avec les autres, veiller à ce que le message que l’on porte en soi soit vraiment répandu. C’est la façon la plus utile de s’indigner et d’en tirer une action.
Comment exister si personne ne nous regarde ?
J'ai grandi dans les quartiers Nord de Marseille et j'y suis éducateur depuis vingt ans. Je suis également impliqué dans le réseau associatif autour notamment de la musique et de la danse. Pour m'être occupé du groupe de rap Psy4 de la Rime avant qu'il explose sur la scène médiatique, je sais que ce genre de réussite est trop rare dans les quartiers. Cela suscite la motivation de ceux qui poussent derrière, ce qui est une bonne chose, mais aussi de la frustration.
Abd Al Malik : « Changer le regard qu’on porte face à la banlieue car il est biaisé »
Né à Paris en 1975, Abd Al Malik a reçu pour son album « Gibraltar » les Victoires de la Musique en 2007. Il vient de publier aux éditions « Le cherche Midi » un roman intitulé « La guerre en banlieue n’aura pas lieu ».
INTERVIEW : Vincent Cespedes. « En banlieue, l’école sert à naturaliser l’échec »
V.M : Diriez-vous comme certains observateurs que l'école est malade?
V.C : Oui, l’école est malade parce qu’elle est complètement inadaptée à son public et parce qu’elle est incapable de relever les défis de demain.
C’est d’abord une maladie d’adaptation à un public qui s’est massifié, depuis 30-40 ans, avec une population qui n’est plus celle d’avant : « de bons petits écoliers modèles ».
La Cité enfin sous (bonne) presse
C’est un constat que les habitants des quartiers populaires peuvent faire au jour le jour : au-delà du périph, la représentation journalistique du quotidien est bafouée. Et ce, même si les médias s’intéressent aujourd’hui davantage qu’avant (et mieux sans doute) à la question des quartiers populaires.






