La normalisation du travail illégal


Vendredi, 17 Juin, 2016
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Sebastien PEIGNEY secrétaire national  de l’Union syndicale Solidaires parle des problèmes que rencontrent les travailleurs sans-papiers pour être reconnu et  obtenir un titre de séjour. Ces difficultés sont souvent dues à  l’employeur qui ne les déclare pas mais aussi du système lui-même.

 Deux lois importantes sur le droit d’asile et le droit du séjour modifient le fonctionnement des préfectures en France, il n’y a pourtant eu aucun débat malgré que cela touche des centaines de millier de sans-papiers. D’autre part un avis a été  rendu par le conseil économique social et environnemental en 2015 concernant les travailleurs détachés. Ce rapport se trouve être positivement progressiste car il dénonce  le fonctionnement à la dérive de ces deux directives européennes qui ont organisé plus qu’un dumping sociale. Cet avis exprimait la nécessité d’améliorer les droits des sans-papiers et de rappeler la notion de à travail égal salaire égal. L’existence des sans-papiers est toujours ignorée, administré par un pouvoir discrétionnaire, il n’y a rien de légal et tout ce fait en fonction du préfet. Dans le projet de loi égalité citoyenneté ce qui nous a frappés c’est l’article 41 qui rend la protection exhaustive en matière de travail .Le travail au noir est devenu une norme que le système organise et  dissimule. Le travailleur sans papier ne devrait pas être enchaîné à son employeur pour demander son titre de séjour car cela entraine une super subordination encouragée par la circulaire Valls.


« L’existence des sans-papiers est toujours ignorée, administré par un pouvoir discrétionnaire, il n’y a rien de légal et tout ce fait en fonction du préfet »


Il faut dénoncer et combattre les éléments périphériques qui conduisent aux inégalités de traitement. Le droit de séjour est un droit souvent ignoré, on traite les travailleurs sans-papiers comme des clandestins. On les empêche d’exister et  cela les met dans une situation de non recourt pour le travail et les démarches administratives .Les mesures punitives d’arrestation de sans-papiers dans les foyers  se sont des rafles qui portent atteinte à leurs droits fondamentaux.  De plus  l’inspection du travail devrait pouvoir reconnaître un travail non déclaré pour pouvoir faciliter la régularisation. De nos jours un ensemble de mesure empêchent encore les sans-papiers d’approcher les procédures administratives pour faire valoir leurs droits de séjour, il faut que cela change.

 

Propos recueillis par Linda B

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