cgt »
cgt
Pour une immigration à visage humain
En tant qu'organisation syndicale, nous sommes pour la régularisation des travailleurs sans papiers. Ce n'est pas tant qu'il s'agit d'une régularisation par le travail mais d'abord parce qu'il s'agit d'hommes et de femmes qui travaillent. C’est bien les hommes qu’on a en tête, et non la question du travail en soit.
Égalité des droits entre tous les travailleurs !
En 1988, la communauté européenne a fait injonction à la France de rendre les emplois publics accessibles aux communautaires. La seule restriction concernait les emplois régaliens, c’est-à-dire ceux liés à la puis- sance publique : armée, police... En 1991, la France a commencé à appliquer des décrets ouvrant les emplois publics aux européens. Dès lors, l’argument de la « souveraineté nationale » ne tient plus.
Le syndicalisme à l’épreuve des intérêts
Abdel Mabrouki, 39 ans de combats ou presque, est un activiste comme on n’en fabrique plus beaucoup. Il a grandi à Levallois-Perret, y a travaillé chez Pizza Hut, a adhéré à la CGT, puis créé Stop-Précarité pour pouvoir lutter avec des membres de diverses organisations en même temps. Au chômage, il vit maintenant à Lormont, un quartier populaire de Bordeaux. Et aimerait bien y monter une section SUD-Commerce. Changement de crèmerie, avec une volonté : créer du nouveau.
Travailleurs sans-papiers : en marche vers une régularisation ?
Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à quitter votre pays d’origine ?
J’ai fui mon pays, la Mauritanie, en raison de conflits qui existaient entre les différentes ethnies depuis l’indépendance. En effet, je fais partie de la minorité ethnique, les Négro-Mauritaniens, celle qui ne possède ni droits ni liberté et qui vit dans des conditions misérables. Depuis les massacres de 1990, la situation s’est tellement dégradée qu’en 2001 j’ai décidé de venir en France alors que j’avais seulement 25 ans.



