Quartiers sensibles : cinq ans après, toujours les mêmes problèmes


Lundi, 15 Février, 2010
Logo

 

Dans son dernier rapport, l’Onzus dresse un bilan (2003-2008) décevant de la politique de la ville. Si la rénovation urbaine s’accélère, le taux de chômage dans les zones urbaines sensibles, en particulier chez les jeunes, reste fort. Et près d’un tiers des habitants vit encore sous le seuil de pauvreté.

 

C’est devenu une tradition. Chaque année, l’Observatoire nationale des zones urbaines sensibles (Onzus) publie un rapport pour évaluer la politique de la ville. Le dernier en date, dévoilé fin 2009, est loin d’être glorieux. Les choses n’ont guère bougé depuis le 1er août 2003, date de promulgation de la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine. Pour preuve : près d'un tiers des habitants de quartiers sensibles vit encore en dessous du seuil de pauvreté. Si le taux de chômage a, lui, légèrement baissé (de 17,2 % en 2003 à 16,9 % en 2008), il reste néanmoins nettement supérieur à celui observé dans les autres quartiers des mêmes agglomérations (7,7%) et y a diminué moins vite que dans les centre-villes.

Les jeunes sont les premiers à en pâtir. « Au total, un jeune de quartiers sensibles sur quatre est au chômage ou en inactivité, contre un jeune sur huit dans les autres quartiers des mêmes agglomérations », explique l’Onzus, rappelant au passage que la loi de 2003 ambitionnait de « réduire d'au moins un tiers le nombre de chômeurs dans les ZUS sur une période de cinq ans, et de rapprocher le taux de chômage de l'ensemble des ZUS de celui de leur agglomération de référence ».

En matière d’éducation, c’est un peu mieux, avec une hausse de près de 5% du taux de réussite au brevet des collèges. Un résultat relatif toutefois, au vu de l’écart de réussite grandissant entre les élèves de Zus et les autres (9,9 points en 2004 contre 12,1 en 2008). Et pour la santé ? Alarmant, avec une densité des professionnels bien moindre que dans les autres quartiers. Seules embellies à retenir de ce bilan : une baisse de la délinquance globale depuis 2007 (5%) et surtout une accélération de la rénovation urbaine. Un élément que Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Politique de la ville, a mis en avant, soulignant que les objectifs de la programmation 2004-2013 pourraient effectivement être atteints.

 

Ludovic Luppino

Je trouve inamissible qu'en 2010 qu’une solution n’a pas était trouve pour  faire diminuer le chômage dans les quartiers sensibles.

Enfin  je constate que certaine famille vie en dessous du seuil de pauvreté que fait état ? Encore une fois c’est les associations qui gèrent ces difficultés dans les quartiers, avec une baisse de leur subvention..

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.