Vers une solution plus juste


Vendredi, 17 Juin, 2016
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Laurent Grandguillaume député de la Côte-d'Or soutient l’amendement de la Maison des Potes qui vise à rendre obligatoire l’anonymisation des demandes de logement social en France afin de garantir l’égalité des citoyens.

Sur la question de l’anonymisation il y a les effets de tribune, la posture morale et l’action. Lorsque Cécile Duflot était ministre elle a enterré le sujet, il faut donc revenir à la charge et pouvoir déposer un amendement en obtenant le soutien d’autres parlementaires. Il faut trouver des points d’appuis pour le défendre, le porter et le faire adopter car c’est une question importante qui permettra de lutter contre les injustes. C’est important mais ce n’est pas suffisant car l’anonymisation n’aboutira pas à lui seul à un système mécanique sans injustice.

 

« Oui il faut des critères objectifs, transparents mais il ne faut pas que tout soit chiffre et nombre, certaines situations demandent toujours une approche humaine »

 

Malgré les études sur les cotations je suis assez septique car je refuse qu’on arrive à une gouvernance par les nombres où l’humain serait remplacé par des données chiffrés. Oui il faut des critères objectifs, transparents mais il ne faut pas que tout soit chiffre et nombre, certaines situations demandent toujours une approche humaine. Il faut aussi prendre en compte que les modes de financement du logement déterminent le cout du logement  et des loyers et que les loyers les plus accessibles sont dans les quartiers populaires .C’est arrivé que des personnes qui ont déposé un DALO refusent un logement car c’était celui que personne ne voudrait. C’est une réalité à prendre ne compte. Il faut agir sur la réhabilitation et la construction de logement. Il faut donc lutter contre les discriminations sociales en plus des raciales. Il y a aussi beaucoup à faire par rapport aux pratiques des bailleurs qui s’opposent généralement à l’anonymisation. Je pense vraiment qu’on ne peut pas tout faire reposer sur des critères et que ce qu’il manque beaucoup aujourd’hui c’est des médiations et de l’accompagnement, les postes de ce type étant de moins en moins présent. Il y a un réel combat parlementaire à mener mais il y a aussi d’autres combats plus complexes que celui de l’anonymisation  et j’espère que les bailleurs évolueront et finiront par nous soutenir.

 

 

Propos recueillis par Linda.B

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