La Fondation Abbé Pierre favorable à l'anonymisation des demandes d’HLM


Vendredi, 17 Juin, 2016
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La Fondation Abbé Pierre a fait de la lutte contre  le mal logement un de ses combats principaux. Manuel Domergue fait partie de cette association, il défend la proposition d’anonymisation des demandes d’HLM afin de lutter contre les discriminations qui sont encore très présentes en France.

L’anonymisation des demandes d’HLM mérite une implication de long terme comme le fait la Maison des Potes et la fondation Abbé Pierre. Elle est fondamentale si l’on veut lutter contre la crise des logements, si l’on veut trouver des solutions dignes pour les 3.8 millions de personnes qui sont mal logé .Evidement on doit construire des logements mais la solution la plus simple à mettre en œuvre  c’est l’anonymisation. Les attributions sont entachées par des cas de discriminations et des enquêtes de l’INSEE  ont prouvé qu’un ménage d’origines extra européen attendait plus longtemps un logement social qu’un autre. Ils y a d’autre raisons mais on a un sentiment d’injustice qui est corroboré par des exemples. La mixité  sociale devient une mixité ethnique, un nom comme Ibrahim peu importe qu’il soit née en France ou à Bamako devient alors une excuse pour lutter contre les « ghettos ». Cette pratique de mixité sociale et ethnique ce fait parfois pour camoufler des discriminations racistes et même au nom de l’intérêt des habitants parce que quelqu’un dans son bureau s’est dit que des algériens avec des marocains par exemple ce n’était  pas une bonne idée. On appelle cela une politique de peuplement, c’est illégal. Il faut arrêter de penser à la place des autres et respecter les critères de choix. Les règles sont trop vastes et le DALO était un premier pas pour pallier à des délais anormalement long De nos jours il y a une tendance à forcer la main des bailleurs sociaux et c’est vers cela qu’on doit aller. Le projet de loi met en place des critères de priorité assez larges qu’il faut respecter et ne pas seulement prendre en compte, la loi doit être appliquée. L’amendement sur les préférences communales est aussi une autre forme de discrimination qui ne dit pas son nom. Il faut être né dans une commune pour espérer un logement, nous sommes contre la préférence nationale donc contre communale. Il n’y a aucune raison car soit vous avez une situation d’urgence sois vous n’en avez pas. Il y a 36000 communes on ne va pas faire 36000 règles d’attribution. La philosophie d’ensemble est d’éloigné au maximum les critères d’attribution sociales  de l’agent en charge de cette attributions et que les élus locaux arrêtent de faire des permanences logements sociales. Les procédures normales doivent être suivies et les demandes doivent être rendus anonymes ainsi que la cotation afin que le nom ne rentre plus en compte.

 

Propos recueillis par Linda.B

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