Florian Kuan »

Florian Kuan


Wagons-lits : l’aiguillage de carrière au faciès

Vendredi, 20 Décembre, 2013
Logo

Le 9 mars 2010, la société des wagons lits, une entreprise spécialisée dans le service de restauration des trains commerciaux est condamnée par le conseil des prud’hommes de Lyon pour discrimination raciale à l’encontre de l’un de ses salariés. La discrimination raciale à l’évolution de carrière n’épargne pas la France.

Le 19 octobre 1990, un homme d’origine togolaise débute comme manutentionnaire au sein de la compagnie des Wagons lits. Malgré une formation professionnelle diplômante en informatique et en comptabilité et après 16 ans de loyaux services, le salarié ne connait aucune évolution dans sa carrière. Il en vient à conclure que seules ses origines motivent l’attitude de l’entreprise. Validant ce constat, SOS Racisme du Rhône lui porte assistance en assignant la société au conseil des prud’hommes le 6 novembre 2006, pour discrimination raciale.

Bosch : insurrection collective

Mercredi, 18 Décembre, 2013
Logo

L’action collective d’appel en justice représente une solution pertinente lorsqu’un groupe de salariés est victime de discrimination. En témoigne la condamnation de Bosch, par le conseil des prud’hommes de Lyon, pour discrimination raciale à l’égard de 7 de ses employés, le 20 juin 2008.

Le 4 décembre 2007, un collectif de 25 salariés exténués par 20 ans de déconsidération professionnelle, franchit le cap d’assigner l’équipementier Bosch au conseil des prud’hommes de Lyon. En effet, aucune évolution de carrière ou de rémunération notable ne se profile pour la majeure partie d’entre eux malgré 20 ans de carrière.

 

Physiomins : esthétisme ethnique condamné

Mercredi, 8 Janvier, 2014
Logo

 

Physiomins, une entreprise de cosmétiques, invoquait le critère économique et présumait des inclinaisons racistes de ces potentielles clientes pour légitimer ses mesures discriminatoires.

 

 

Le 14 février 2003, Fatima Saadi, une française d’origine comorienne répondait à une annonce de poste de commerciale au sein de Physiomins, une boutique parisienne qui vend des produits amincissants et de soins de beauté. Dès son arrivée, Marie-Odile Dossot, gérante du magasin refusait catégoriquement la candidature de la jeune femme en raison de sa couleur de peau.