Testing à l'emploi, Première !


Lundi, 17 Août, 2009
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Il y a trois ans, les premiers testings à l’embauche mettaient en lumière les discriminations à l’emploi de manière incontestable. Le débat devenait incontournable.

2006 : le Bureau International du Travail (BIT) commande une étude sans précédent à l'association ISM Corum, basée à Lyon. En quelques mois, l'association se charge d'organiser des testings à l'emploi dans six régions de France, autour de Lille, Paris, Lyon, Marseille, Nantes et Strasbourg. Un défi qu'ISM Corum relève avec engouement. « C'était une grande première en France. L'organisation a été énorme. Il a fallu louer des locaux partout en France, recruter des comédiens acceptant de démarcher les entreprises, embaucher des superviseurs... », se rappelle Christian Arnaud, le président d'ISM Corum. Le choix : cibler les métiers en tension, peu qualifiés, comme la restauration, la vente, l'hôtellerie. « Des métiers soumis à une forme d'ethnicisation », selon Christian Arnaud. Il se souvient : « Les résultats en ont surpris plus d'un : quatre fois sur cinq, les candidats blancs, étaient retenus, et cette discrimination touchait toutes les branches ». Au total, ce sont 2440 tests qui sont réalisés à l'échelle nationale. Et il n'existe pas de différence entre les régions. Pour la première fois, les testings introduisaient une méthode quasi scientifique pour mesurer les discriminations. D'après Christian Arnaud, « la prise de conscience est lente, mais au moins la discussion fut alors ouverte. Et les mentalités désormais évoluent ».

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