L’exemple irlandais : pleine citoyenneté pour tous les étrangers


Vendredi, 18 Octobre, 2013
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En Irlande tous les résidents étrangers jouissent du droit de vote aux élections municipales et ce…depuis 1963 !

 

Moteur des avancées

 

D’après les divers témoignages et études sur le sujet, cette mesure ne suscite plus guère la polémique à l’heure actuelle, le rôle des étrangers dans la construction de la société étant aujourd’hui bien ancré dans l’imaginaire collectif. De plus, depuis 1992, aucune durée minimale de séjour sur le territoire n’est exigée. Etat précurseur en Europe, l’Irlande s’est révélée être l’élément moteur des avancées des pays nordiques dans ce domaine. Nous attarder quelque peu sur le modèle irlandais nous permettrait ainsi de nous débarrasser de certaines réticences peu pertinentes. La situation n’est certes pas, nous devons l’admettre, parfaitement identique à la France, puisqu’instaurer le droit de vote des étrangers nécessiterait chez nous une révision de la Constitution. Cette évolution a donc pu se faire en Irlande en dehors de grandes réformes structurelles. Néanmoins, pour ce pays comptant un peu plus de 250 000 étrangers sur son sol, soit environ 7% de sa population, ceci a constitué un temps marquant de la vie politique, ainsi qu’une évolution d’ampleur.

 

Intégration et reconnaissance, un pas vers l’égalité

 

Les bienfaits de cette disposition sont multiples et se concentrent en grande partie sur les questions attenantes au vivre ensemble. En effet, l’intégration des étrangers dans la vie de leur commune de résidence a notamment permis de lutter contre le communautarisme, et ceci en ce qu’elle permet une socialisation au travers d’un engagement au sein de la vie publique, soit autour de valeurs communes et non d’une quelconque culture originelle. Mais ce que devrait nous inspirer le droit de vote des étrangers en Irlande, c’est que militer pour le droit de vote des étrangers, c’est aussi une question d’égalité et de reconnaissance. La reconnaissance des travailleurs étrangers qui cotisent pour la France. Lorsque l’on paie des impôts, lorsque l’on doit s’acquitter d’une taxe d’habitation, il est légitime de ne pas être exclu d’un processus démocratique qui permettrait de faire entendre sa voix dans la gestion de sa commune.

 

Nous ne pouvons alors que souhaiter que nos dirigeants s’en inspirent !

 

 

S.V.

 

 

© Óige Phoblachtach (Jeunesse républicaine du Sinn fein, août 2011)

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