La discrimination plante sa tente au camping les Chênes


Vendredi, 17 Janvier, 2014
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En mars 2001, répondant à une demande de réservation dans le Camping les chênes, Jean-Christophe Collin, propriétaire du camping, écrivait : « contrairement à la majorité de nos collègues nous continuons à accepter des groupes de jeunes, mais pas de « groupe composé de plus de 50% d’enfant de couleur afin d’éviter les clans. »

Le foyer Guy Chevrot, situé à Laval, venait d’effectuer une demande de réservation par courrier auprès du camping les Chênes à Médis. Il transmettait les aveux du patron du camping à SOS Racisme.

 

Samuel Thomas porta plainte au nom de SOS Racisme, estimant que « tout défenseur des principes républicains ne saurait accepter qu’un tel délit de discrimination à l’égard des citoyens de couleur, revendiqué de manière aussi flagrante, puisse demeurer sans sanction ». Les préfectures de Mayenne et de Charente-Maritime furent alertées et le Parquet de Saintes saisi. Pour Me Philippe Callaud, avocat de SOS Racisme, le signalement de cet acte intolérable avait pour but de prouver que les instances sollicitées comprennent l’ampleur de la gravité des faits commis par de tels individus.

 

Le propriétaire du camping les Chênes fut condamné le 24 janvier 2002 par le TGI de Saintes pour discrimination raciale. Il écopa d’une amende de 1525 € et dû verser 1 € de dommages et intérets à SOS Racisme, et 400 € de frais d’avocat.

 

Adame Koita

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