Peau neuve pour la Plaine Commune


Lundi, 14 Février, 2011
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Lotis dans ce que l'on appelle la petite ceinture parisienne la communauté de la Plaine Commune regroupe 8 villes socialement et économiquement stratégiques mais laissé à l'abandon depuis bien trop longtemps. Vitrine de l'échec des politiques de la ville de ses 20 dernières années, cette communauté de commune de Seine-Saint-Denis veut faire table rase de tout clientélisme dont la population a pu être victime en étant au plus près de ses habitants. Affaire à suivre. 


La Plaine Commune c’est : 350 000 habitants, 142 129 logements et 8 villes : Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, L’Ile-Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse. L’habitat social représente 40% des logements mais face à une demande plus en plus grande, représentants de locataires et de l’habitat, bailleurs sociaux et promoteurs élaborent ensemble le Programme Social de l’Habitat (PLH).

Bernard Vincent (vice président de Plaine Commune en charge de l’habitat et du foncier) : « Depuis 2008 nous avons voulu mettre en place ce Plan Logement et Habitat en collaboration avec l’ensemble des partenaires de l’habitat. Nous avons un comité de pilotage qui réunit environ une cinquantaine d’acteurs. Dans ce comité de pilotage, le secteur Habitat est composé d’élus et de fonctionnaires de chacune des villes. » Annie-Paule (Membre de l’équipe d’animation du conseil de développement) : « Nous avons était saisis par Plaine commune sur 3 questions fondamentales : le positionnement à adopter sur la question du supplément de loyers de solidarité, la part de construction dans du logement neuf en tenant compte des objectifs des régions, de l’intercommunalité et des villes, troisième point le soutien à l’action sociale à la propriété. Nous avons en résumé proposé dans de nouveaux points de vigilances qui sont sur une attention particulière à apporter au centre ville, imaginer des solutions adéquates pour les personnes seules qui occupent des appartements devenus trop grands au fil du temps. Favoriser le logement économe en énergie ; le dernier point c’est réaliser un état des lieux des foyers de travailleurs migrants en soutenant un conseil de concertation au sein des foyers de migrants. » Avec l’accroissement démographique que connaît la communauté de commune, il est légitime que la question de l’espace alloué à l’habitat se pose. Bernard Vincent : « Nous tablons sur une population qui sera d’environ 360 000 habitats sur notre territoire, il va bien falloir pensé un moment à les accueillir. Soyons clairs, nous ne souhaitons pas accueillir de nouvelles populations au détriment de celle existante déjà sur le territoire. »

Pas de politique de logement sans passer par la rénovation du parc locatif existant, pour la Plaine commune, cela représente 1/3 du territoire, le parc privé et largement ancien, 73% des logements ont été construits avant 1974. L’avenir de la rénovation urbaine de la Plaine commune s’évalue à 3000 logements démolis pour 3600 reconstruits. Gilles Poux (Vice Président de la Plaine Commune en charge de la rénovation urbaine) : « il s’agit de mettre en état les habitations conformes aux normes d’aujourd’hui, c’est-à-dire refaire les isolations, l’electicité, les sanitaires, de façon à ce que ceux qui vivent dans ces appartement y vivent de façon confortable. Mais nous travaillons dans le même temps sur la résidencialisation, c’est-à-dire bien séparer les espaces publics des espaces privés. » Lutter contre l’habitat indigne, cela reste un des chevaux de bataille de PLH (insalubrité, précarité et péril, saturnisme infantile), d’où la création de la SOREQA (Société de Requalification des anciens quartiers). Entre 2010 et 2015 près de 20 millions d’euros (soit 1/3 du budget de l’habitat) seront alloués à l’éradication du logement indigne, c’est trois fois plus qu’entre 2005 et 2010. Ugo Lanternier (Président de l’OPH d’Aubervillier) : « On a encore des cabanons, on a encore des bicoques, on a encore des immeubles insalubres donc en lieu et place de ces immeubles après un relogement on réalisera des opérations de logements sociaux. » Mais le rythme de construction intensif va-t-il : d une satisfaire la demande ? de deux, seront-ils à la hauteur des qualités de durabilité tant escomptés? ...Affaire à suivre !

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