L’Extrême droite d’aujourd’hui est la même qu’hier


Lundi, 15 Août, 2011
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Depuis janvier 2011, l'extrême droite est représentée en France par Marine Le Pen. Historiquement, le FN, parti d'extrême droite française, est le rassemblement de royalistes, des nationalistes, catholiques intégristes et de néo-fascistes. 


Aujourd’hui, il est difficile de croire aux discours sur les valeurs républicaines de la présidente du Front National Marine Le Pen au vu du passif de ce parti. Marine Le Pen bénéficie d’une image lisse et policée contrairement à son père. Ainsi, la présidente du FN veut faire un OPA sur la droite classique et ses électeurs pour à terme ouvrir les portes du pouvoir et « d’engager la grande entreprise de recon- naissance sans laquelle la France peut disparaître ». Marine Le Pen poursuit le travail de dédiabolisation du Front National afin de transformer le FN en parti dit « classique » et afin de conquérir un jour la présidence de la République française.

L’extrême droite d’aujourd’hui est inspirée de celle d’hier. En effet, les forces de la droite extrême véhiculent des valeurs d’exclusion et de rejet de l’autre. Au XIXème jusqu’à la première moitié XXème siècle, les totems de la droite extrême était le « juif », le « franc-maçon », le « jésuite », ou bien « l’aristocrate » considéré comme « enjuivés » puis fin XXème – début du XXIème, « l’immigré », le « musulman », « l’arabe », le«gitan»,le«rom»,«lenoir»,«l’asiatique » se sont ajoutés dans le discours de la droite classique et de la droite extrême.

Dans l’idéologie de l’extrême droite, la libre expression et la culture sont snonymes d’ouverture, de diversité, de tolérance et de pluralisme et représentent un danger pour l’extrême droite. La force d’attraction de l’extrême droite repose sur le rejet et la crainte de l’autre (l’étranger, l’homosexuel, etc.…) et de sa différence. (cf. Léon Poliakov, La Causalité diabolique, Essai sur l’origine des persécutions).

Ainsi, les mouvements d’extrême droite ont toujours eu comme système de valeurs : le nationalisme, la xénophobie, le conservatisme et l’autorité. Tout le discours de l’extrême droite repose sur la haine et le rejet des étrangers ou des immigrés. L’objectif est simple, il s’agit de rendre responsable ces derniers de tous les problèmes de la société : chômage, insécurité, crise économique, etc. … Pour résoudre les problèmes des français, les leaders d’extrême droite réclament l’expulsion de tous les individus qui ne sont pas des « nationaux de souche » ou des « Européens de souche » (cf. Pierre-André Taguieff, La Couleur et Le Sang – Doctrines Racistes à la Française).

De nos jours, les partis traditionnels notamment la droite traditionnelle braconnent sur les territoires de l’extrême droite. Les partis politiques traditionnels sont tentés de reprendre certaines de leurs propositions pour récupérer une partie de l’électorat d’extrême droite. D’autres peuvent aller jusqu’à accepter des alliances avec les extrémistes pour être au gouvernement dans les différents niveaux de pouvoir (cf. Revue française de géopolitique – Quand la France était une république/ FN : Attention ils pensent !).

Enfin, Michel Winock, historien, nous invite à être vigilent avec l’extrême droite française car selon lui, « L’histoire, qui témoigne en fa- veur des facultés de résistances des français aux dérives populistes, n’est jamais simple répétition : elle ne peut encourager au laisser-faire. La connaissance du passé permet de relativiser le danger ; elle peut aussi en- dormir les consciences sur le mol oreiller des pseudo-certitudes. Quand l’irréparable surgit, on se fait toujours fort d’en expliquer la nécessité mais c’est après coup : la veille, personne ne s’y attendait ».

 

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