Pauvres ou riches mêmes droits face à la justice


Mercredi, 18 Avril, 2012
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INTERPELLATION 

Ouajdi Feki, Coordinateur de SOS Racisme Rhône-Alpes :

Le principe fondamental de la démocratie, c’est le droit à la justice, c’est l’égalité à la justice. Vous avez toutes et tous dit que le gouvernement nous enfumait en parlant des quartiers populaires en les désignant comme la source des problèmes, et que les médias ont une part de responsabilité dans cette stigmatisation.

INTERPELLATION

Ouajdi Feki, Coordinateur de SOS Racisme Rhône-Alpes :

Le principe fondamental de la démocratie, c’est le droit à la justice, c’est l’égalité à la justice. Vous avez toutes et tous dit que le gouvernement nous enfumait en parlant des quartiers populaires en les désignant comme la source des problèmes, et que les médias ont une part de responsabilité dans cette stigmatisation. Je voudrais vous dire que les quartiers populaires, ce n’est pas non plus le pays des Bisounours. Je viens d’un quartier et les « nique ta mère », les insultes et les bagarres, les coups de kalachnikov, ça existe, c’est la vérité. Seulement, il faut d’abord expliquer et comprendre les causes. L’une des causes, notamment, c’est qu’il y a la case prison et qu’il y a une capacité à envoyer les jeunes des quartiers en prison, qui est extraordinaire par rapport aux gens de Neuilly, du 16e, du 6e arrondissement de Lyon ou des quartiers bourgeois de Marseille ou d’ailleurs. Pourquoi ? Parce que ces gens-là n’ont pas de revenus pour avoir le droit à un avocat digne de ce nom, comme peuvent avoir M. DSK ou d’autres.

Quelle est votre position sur le fait d’augmenter le plafond de l’aide juridictionnelle pour que les avocats soient rémunérés de façon correcte lorsqu’ils traitent les dossiers de l’aide juridictionnelle et comment surtout, le budget du ministère de la Justice qui est quand même aujourd’hui 14e/15 en Europe, grimpe et soit à la hauteur des revendications au pays des Droits de l’Homme ?


Proposition

Pauvre ou riche mêmes droits face à la Justice.

Parce qu’il est moins aisé de faire valoir ses droits lorsqu’on a un faible revenu ; parce qu’en tant que victime ou accusé la France doit garantir à tous un jugement égalitaire ; parce que l’aide juridictionnelle est aujourd’hui de 45€/heure, ce qui ne permet pas à ses bénéficiaires de pouvoir jouir d’une défense de qualité, nous revendiquons : de doubler l’indemnité horaire perçue par l’avocat à 90€/ heure et le relèvement du plafond.

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