Société » Police - Justice »

Police - Justice


La class action contre les discriminations : quand l’union fait la force !

Mercredi, 15 Janvier, 2014
Logo

Une proposition de loi rectifie les insuffisances du projet gouvernemental en matière de class action.

 

Importée des Etats-Unis, la class action est une action collective qui permet aux victimes et aux associations de se regrouper pour ester en justice sur le plan civil. Elle tend notamment à dissuader les entreprises de se livrer à des pratiques pénalement répréhensibles, à mutualiser les frais de justice, à établir un spectre très large de victimes et à lutter contre le sentiment de solitude que ressentent la plupart des victimes.

 

Un arsenal judiciaire dissuasif soutenu par la Commission européenne

Pôle des avocats de la Maison des Potes - Maison de l’Égalité

Mardi, 14 Janvier, 2014
Logo

Pour défendre les victimes et faire condamner les auteurs de discriminations, la Maison des Potes - Maison de l’Égalité peut faire appel à de nombreux avocats militants antiracistes et expérimentés dans le domaine. Voici une liste de ceux qui, depuis des années, collaborent avec le pôle juridique de l’association.

 

Alsace

Colmar :

Me Mickael Allouche

 

Aquitaine

Pau :

Me Jean-François Blanco

 

Bourgogne

Dijon :

Me Dominique Clemang

 

Île de France

Paris :

Me N’Gary Ba

Me Jacky Benazerah

Me Barbara Boamah

Me Karine de Carvalho

Me Olivier Coudray *

Procureurs en charge des discriminations : contactez les !

Lundi, 13 Janvier, 2014
Logo

Depuis la création du poste de procureur en charge des discriminations en 1998, nous assistons à la même rengaine : il n’y aurait que peu de plaintes déposées en la matière. Aussi, afin que les magistrats puissent travailler sereinement, alors même qu’ils n’auraient pas reçu de formation spécifique, nous vous délivrons la liste des procureurs en charge des discriminations, élaborée selon les données transmises par le ministère de la Justice : tous à vos plumes !

 

Alsace

Colmar : M. Lebeau

Mulhouse : M. Colloniers

Saverne : Mme Nisand

Strasbourg : M. Delorme

 

Aquitaine

Bergerac : M. Charollois

Bordeaux : M. Aldige

Libourne : M. Buffoni

Périgueux : M. Renard

Agen : Mme Esposito

 

Bourgogne

Châlon s/S. : M. Rode

Dijon : M. Lallement

Macon : M. Jacques et Mme Desranges

 

Le tri ethnique ne s’arrête pas aux portes des prisons

Vendredi, 10 Janvier, 2014
Logo

« Bloc A pour les «Occidentaux», bloc B pour les «Africains», bloc C pour les «Maghrébins» et Bloc D pour les asiatiques et «reste du monde». C’est ainsi [qu’étaient] répartis des détenus à la prison de la Santé, à Paris » avait dénoncé le vice-président de SOS-Racisme en déposant plainte, en juillet 2000.

« Cela fait des années que cet état de fait est connu. On les sépare, dit-on, pour des raisons de sécurité » déclarait Marie LAURAS, déléguée du SNEPAP/FSU (syndicat national des personnels de l’administration pénitentiaire) a confirmé l’existence de ces blocs. Michel Flauder, nous livre l’histoire de ce Maghrébin de 25 ans, né en France, incarcéré avec une personne débarquant du Maghreb, ou de ces Antillais qui dépendent du bloc des «Africains».

 

L’affaire Kokou : le racisme tue

Jeudi, 9 Janvier, 2014
Logo

Gustave Kokou, étudiant en philosophie d’origine togolaise, se rendait à la gare du village de Mortefontaine-en-Thelle (l’Oise) lorsqu’il croise son voisin, David Dumont. Celui-ci, accompagné de sa concubine, lui propose alors de monter dans sa voiture…

En route, David Dumont s’arrête chez les Bonnefis, famille de sa compagne, pour la déposer. Il sort de sa voiture, une violente altercation éclate entre les concubins. Antoine, frère d’Estelle, sort de chez lui, une arme à la main, se dirige vers son beaufrère et tire. David tombe. Gustave sort à son tour de la voiture pour le secourir, il prendra lui aussi deux balles, mortelles.

 

Lorsque cette tragédie se produit, le 7 janvier 1998, une question revient incessamment : pourquoi Gustave Kokou est-il mort ?

 

James Dindoyal : qu’il est loin le soleil…

Mercredi, 8 Janvier, 2014
Logo

 

James Dindoyal, jeune mauricien de 24 ans, était venu en France en 1990 puis, toujours vers le nord, il est allé au Havre, en quête de travail pour vivre ... survivre ? À défaut, il poursuivrait plus loin… En Angleterre, peut-être ? Lui – qui venait du pays du soleil et des lagons paisibles – aurait pu, en connaissance de cause, répondre au chanteur que « la misère n’est pas moins pénible au soleil »… Mais James Dindoyal n’était pas contrariant.

Ses aïeux indiens étaient venus à Maurice pour travailler dans les champs de cannes car depuis l’abolition de l’esclavage, à partir de 1833 sur l’île, les africains avaient fuit ce travail de forçats pour devenir artisans ou pêcheurs. L’industrie sucrière avait besoin de bras bon marché et les anciens négriers allaient les chercher aux Indes. Tel un terrible cyclone qui broie les vies sur des générations, sans répit ni regrets, l’exil est-il une malédiction dédiée ?

 

 

Habib, 17 ans, tué par un policier

Mardi, 7 Janvier, 2014
Logo

Vers 4h du matin le 13 Décembre 1998, la police est alertée, une patrouille intervient sur les lieux. Elle constate que deux jeunes tentent de voler une voiture. Le brigadier Henri Bois et son collègue tentent de les interpeller.

 

L’un des deux jeunes, Habib Ould Mohamed ou « Pipo », est touché par une balle tirée par le brigadier Henri Bois. Il réussit à s’enfuir. Mais quelques heures plus tard, une femme retrouve le corps du jeune, décédé d’une hémorragie. Habib dit « pipo » avait 17 ans.

 

« Au secours… la police ! »

Lundi, 6 Janvier, 2014
Logo

Le 6 Novembre 1998, Sidney Manoka Nzeza, un jeune homme Zairois, meurt dans un commissariat de Tourcoing. Ce jeune boxeur de 25 ans marié à une française était le père d’un petit enfant.

 

Les Renseignements Généraux racialisent la délinquance

Lundi, 6 Janvier, 2014
Logo

 

En aout 2006, le vice-président de SOS Racisme déposait plainte contre les renseignements généraux pour avoir constitué un fichier ethnique des « meneurs de bandes ». 8 ans plus tard, pour combattre l’inertie du juge d’Instruction, la Maison des Potes – Maison de l’Egalité s’empare du dossier.

 

En cause, un rapport des RG de janvier 2005 publié par le Monde en février 2006 qui répertorie l’origine ethnique de 436 présumés meneurs de bandes recensés dans 24 quartiers sensibles.

 

Le ministère de l’intérieur écrivait « Si la plupart de ces jeunes sont français, leurs noms et leurs prénoms montrent que l’on peut déterminer globalement leur origine de la manière suivante. Seuls 11% de ceux de nationalité française semblent être français d’origine, plus de 70% étant d’origine maghrébine et 18% d’origine africaine ».

Les Class Actions arrivent en France

Mercredi, 6 Novembre, 2013
Logo

 

La Commission européenne établissait dans un rapport datant de 2007 que l’utilisation des « class action » serait un outil primordiale dans la lutte contre les discriminations. Pourtant aucun pays membre n’a suivi ces directives. En 2013, La France pourrait devenir le premier pays européen à les introduire.

Les « Class-actions » permettent à un groupe d’individus qui se sentent discriminés pour de multiples raisons : origine, sexe, handicap, âge, religion, opinion politique et syndicale, de pouvoir porter plainte en commun. Selon Samuel Thomas, président de Fédération des Maisons des Potes, la plupart des victimes de discriminations ne portent pas plainte.