Justice : un budget en question


Lundi, 25 Mars, 2013
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Sélim-Alexandre Arrad, président des Jeunes Radicaux de Gauche*, prêche l’enseignement du droit pour un meilleur accès à la justice tout en évaluant le coût de la justice.

Même si on sera tous d’accord pour reconnaître que la justice aujourd’hui n’est pas parfaite, on peut tout de même se féliciter que le budget de la justice en 2013 augmentera de 4,3 %, ce qui indépendamment du contexte économique actuel, est une hausse non négligeable. La protection judiciaire de la jeunesse augmente de 2,4 %. L’accompagnement de la condition des détenus, l’indemnité aux victimes, ainsi que les moyens de fonctionnement de l’aide juridictionnelle augmenteront également.

 

Il est vrai que la question de l’éducation est prépondérante. On peut souligner des initiatives comme les CDAD (Conseil Départementaux de l’accès au droit), ou les initiatives avec l’éducation nationale pour aider à la meilleure compréhension de notre justice. Aujourd’hui le droit est enseigné quelques fois en filière littéraire. Pour notre part, au JRG*, nous sommes pour l’extension de cet enseignement à toutes les filières générales et professionnelles.

 

Enfin sur le sujet de l’aide juridictionnelle, le forfait de 35 euro en première instance et de 150 euro en deuxième instance doit être aboli. Il est vrai que dans le projet de loi de finance actuel, il est maintenu. Pour autant, le ministère de justice a préparé de nouvelles pistes pour pouvoir y répondre. Il faut savoir que cette taxe rapporte à peu près 65 millions d’euros. Tout en sachant qu’aujourd’hui il faut financer le coût de la réforme de la garde à vue, à savoir la présence de l’avocat accrue qui a un coût supplémentaire en termes de temps investi.

 

 

Sélim-Alexandre Arrad

 

 

 

Sélim-Alexandre Arrad

Président des Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), mouvement de jeunesse politique dans lequel il milite depuis cinq ans, Sélim-Alexandre Arrad a été étudiant en droit, puis en science-politique. Il a notamment travaillé sur la question des Salles de Consommation à Moindre Risque (SCMR) et milite pour leur implantation. De par son parcours politique, il est attaché aux grands principes du radicalisme : la défense des valeurs républicaines de libertés, de laïcité, de continuité territoriale et de fédéralisme européen.

 

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