L'étrange statut des médecins étrangers...!


Lundi, 25 Mai, 2009
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Qui nous soignera bientôt à l’hôpital ?  En France, la pénurie de médecins ne cesse de s’accélérer. En cause ? Le numerus clausus, une restriction imposée par l’état dans les années 80 et qui limite le nombre d’étudiants admis en seconde année de médecine. 

La conséquence directe de cette mesure : moins d’étudiants sur les bancs des facs de médecine de l’hexagone et donc encore moins de médecins. La population quant à elle ne cesse d’augmenter mais surtout elle vieillit et a donc besoin de toujours plus de soins.  Pour palier à cette pénurie les hôpitaux publics ont recours aux services de médecins étrangers. Ils sont aujourd’hui près de 12000 dont 7000 sont ce que l’on appelle des PADHUE (praticiens à diplôme hors de l’union européenne). L’essentiel de ces médecins étrangers vient du Maghreb, d’Afrique ou du Moyen-Orient. Si dans les faits ces praticiens exercent dans les mêmes conditions que leurs confrères français, ils n’en ont pas pour autant la reconnaissance. Des heures de gardes à l’infini une vraie pression pour  un salaire divisé par deux  et un statut de travailleur précaire. Depuis 2004 ils peuvent valider une équivalence de leur diplôme par la voie d’un concours. Solution que l’intersyndicale des PADHUE dénonçait le 4 mars dernier devant le ministère de la santé car qualifiée d’impasse pour ces médecins. « En effet, à l’issue de ces concours il n’y a pratiquement pas de postes disponibles c’est donc un retour à la case départ » s’insurge Talal Annani président de l’INPADHUE. « Si cette situation a duré si longtemps c’est que ça arrangeait bien les finances des hôpitaux publics. Avec l’arrivée des 35 heures et des repos compensateurs il a fallu recruter plus. Les directeurs des établissements hospitaliers ont usé et abusé de  ces médecins étrangers payés à moindre coût. »

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