Obama vu d'Afrique


Samedi, 28 Février, 2009
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Mamadou Thoye a interviewvé pour Pote à Pote des représentants de ce qu’il appelle « une certaine élite africaine ». sur l’itinéraire de Barack Obama

Le bon sens n’a pas de frontières ! On est tenté de le dire. Dans une Amérique qui a su dépasser son histoire honteuse (l’Amérique esclavagiste), était-il pensable, il y a quelques années, qu’un homme d’origine africaine demeurât, dans une lutte difficile à l’investiture démocrate, le seul candidat qui réunît toutes les qualités pour se présenter à l’élection présidentielle de novembre prochain ?

Panser ses plaies

  Barack OBAMA a su éviter les fausses notes et les mauvaises surprises inhérentes aux primaires américaines, et ce quel que soit le camp. Une énergie débordante, un sens certain de la communication, B OBAMA s’est montré incomparablement le plus à même de prendre à bras-le-corps les problèmes des Américains du coté démocrate. Il a réussi à se hisser à la place très honorable d’un homme politique « présidentiable » aux USA, flattant ainsi au passage l’orgueil du citoyen américain.   La désignation de Mr OBAMA, symbole d’un esprit concurrent et de l’élégance politique, dans le camp démocrate a donc quelque chose de glorifiant pour une Amérique que d’aucuns trouvent complexée par rapport à son histoire. On est donc loin de l’image mystifiée du Noir divertissant et dansant.  On pourrait dire que les USA pansent leurs plaies, se démarquent d’une vision hypocrite qui veut que la diversité soit proclamée mais cantonnée à des niveaux subalternes de responsabilité. L’Amérique bouge et prouve à la face du monde sa volonté de profiter amplement de la richesse que constitue sa diversité. Aucune peine à imaginer les réactions au niveau de l’élite africaine.

Un Noir capable d’être Présiendent

  Un mythe vivace, mais une Amérique encore ankylosée par certaines contradictions quasiment indépassables. C’est du moins ce qu’il faut retenir de la réaction de M ELARBY OULD SALECK, porte-parole de Conscience Et Résistance et responsable au niveau européen de l’ONG Sos Esclave qui s’inscrit dans une ligne plutôt sceptique quant à la capacité de Mr OBAMA, élu de changer la politique américaine vis-à-vis de l’Afrique. M Ould SALECK recommande la vigilance par rapport aux « inconscients qui veulent faire croire qu’un Noir à la Maison Blanche changerait la face du monde, la seule chose que nous autres pouvons tirer de cette morale de l’histoire politique américaine est qu’un Noir est capable d’être président… pour tordre le cou à certains clichés, il ne faut pas tout de même se bercer d’illusions »

Candidature atypique

Un autre politique acerbe et observateur avisé de la politique mauritanienne et sénégalaise, M ABDEL NASSER OTHMAN OULD YESSA, s’est montré plus dithyrambique et donc plus jubilant que M Ould SALECK. En effet selon Ould YESSA « la candidature de Barack OBAMA et son impact médiatique aux USA-mêmes et partout dans le monde prouvent que les Etats-Unis d’Amérique sont une grande nation malgré le passé esclavagiste de ce pays. Le rêve américain s’enrichit ainsi d’une nouvelle illustration. OBAMA est métis, kenyan de paternité et est né à Honolulu, seuls les Etats-Unis d’Amérique avaient vocation à lui rendre accessible un destin d’homme d’Etat. » De quelque bout qu’on prenne ces réactions, on ne peut ignorer l’intérêt que suscite cette candidature « exotique », du moins, passez-moi l’expression, atypique, mais une source inépuisable de fierté de tous les justes, de tous les potes pour qui la culture de la diversité, du partage de la tolérance, en un mot de la fraternité ne doit point connaître de frontières.

photographie: gabon-libre-expression.com

Et bien si le poognn est plus important que la fraternite pourquoi pas ! C'est tellement important d'avoir un gros compte avec de gros billets ! Coucou dans 50 ans t'es creve !

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