4 jours à Florence pour (commencer à) changer le monde


Jeudi, 8 Novembre, 2012
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Touchée de plein fouet par la crise, l’Europe sociale se cherche tout en tentant à résister aux coups violents qui lui assènent la crise et son remède inefficace, l’austérité. A Florence, en Italie, des forces sociales et civiles de toute l’Europe ont décidé de se rencontrer pour mettre au point un plan de mobilisation pour, à terme, changer la société.

De notre envoyée spéciale à Florence.

Quatre jours. Quatre jours pour se rencontrer, s’écouter, partager, se connaître. C’est le pari fou que tentent de relever les organisateurs de l’événement pan-européen Florence 10+10. Pourquoi Florence et pourquoi 10+10 ? Il y a dix ans se tenait à Florence le premier Forum Social Européen qui avait lancé le premier Forum Social Mondial de Porto Alegre en 2002. Aujourd’hui, en ces temps de crise, les organisateurs veulent inscrire la remobilisation européenne dans les pas de Florence 2002 tout en ayant une vision sur le long terme qui projette cet événement dans les dix années à venir.

 

Dans le cadre de sa propre mobilisation au sein d’une force sociale et antiraciste, la Fédération Nationale des Maisons des Potes et son magazine, Pote à Pote, ne pouvaient pas ne pas assister à cet événement fondateur d’espoir. Tout au long de ces quatre jours baignés par le soleil de Toscane, nous allons nous rencontrer, échanger, apprendre à nous connaître et nous reconnaître, dans l’espoir de mieux nous retrouver aussi à Paris au mois de mai pour vérifier l’état d’avancement de nos 10 propositions « pour Faire de l’Egalité Une Réalité » au niveau européen.

 

Plusieurs militants et organisations se sont déjà exprimés pour expliquer leurs luttes et donner une première orientation à cette préparation du sommet européen de juin 2013 qui devrait passer par Tunis pour un nouveau Forum Social Mondial au printemps 2013.

 

De ces premières prises de parole émerge un mot-clé : « convergence ». Un mot asséné, répété des dizaines de fois et qui apparaît au fur et à mesure que cette première journée avance, un graal parfaitement atteignable. Syndicats, ONG, réseaux de mouvements féministes, défenseurs de la protection animale, détracteurs des « grands projets inutiles » (comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en France), économistes « atterrés », réseaux de protection des terres, Indignés, défenseurs des droits des migrants, tous ont répondu présent à l’appel de Florence. Les partis politiques sont encore timidement représentés. Du côté français, on cherche encore le Front de Gauche nonobstant le fait que Pierre Laurent devrait s’exprimer demain vendredi en tant que Président du parti de la gauche européenne.

 

Ces quatre jours à Florence devraient déboucher sur une charte mettant en scène une séries d’initiatives à faire valoir en 2013.


Christine Chalier

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