Un artiste engagé parle : RIDAN


Vendredi, 26 Octobre, 2012
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Pote à Pote est allé à la rencontre du chanteur Ridan, afin qu’il s’exprime sur la création d’un ministère d’éducation populaire. Selon l’artiste, la présence d’un ministère d’éducation populaire permettrait enfin de « créer une cohésion sociale », et surtout « d’œuvrer pour le vivre ensemble ». Rencontre avec un artiste qui rêve que le peuple reprenne confiance.

 

Bonjour, Ridan tu as souhaité faire un focus sur la proposition ouvrons un ministère d’éducation populaire. Pourquoi ?

Je crois qu’aujourd’hui, au sein de l’identité française on a beaucoup de difficulté à créer une forme de cohésion sociale. Donc effectivement tout ce qui peut se rattacher directement à la création de ce ministère des affaires populaires je crois qu’il y a une démarche citoyenne et solidaire qui englobe un petit peu une généralité. Que ce soit une démarche de laïcité, de la défense des valeurs républicaines tel qu’on les concevait à l’époque pas exactement comme on les a conçu ces dix dernières années. Donc il y a une volonté de mixité culturelle, d’égalité devant le logement, d’égalité devant le travail. Je dirais que c’est à travers ce ministère qu’on pourrait faire un ensemble de la défense de nos valeurs républicaines tel quelle devraient être soumises aujourd’hui.

 

C’est quoi ta définition e l’éducation populaire ?

L’éducation populaire c’est pour moi une paraphrase de l’éducation citoyenne. Donc ca serait une volonté d’œuvrer pour le vivre ensemble. Et dans un système d’équité et d’égalité parfait. Il n’y ait plus réellement de minorité. Qu’il y ait une identité. Je n’aime pas ce mot : identité nationale, parce que ces deux mots sont antinomiques.

 

Quels seraient les acteurs pour toi les plus pertinents sur la question d’éducation populaire?

Essentiellement le peuple surtout. Je pense que si on remet les bases de la démocratie à plat on s’aperçoit que c’est le peuple qui à la base est à l’essence de toutes formes de démocratie. Les acteurs primordiaux est le peuple. Il doit s’exprimer plus régulièrement qu’une fois tous les cinq ans à travers une élection sans vouloir faire l’apologie du référendum. On peut faire des référendums de proximité. On peut être plus présent dans la municipalité. Plus présent dans les quartiers. On peut apporter plus de démocratie au sein des écoles, de l’emploi, au sein de toutes les problématiques de logement. Tout ca c’est des vecteurs qui font qu’on a des difficultés et des inégalités dans cette société. Donc tout ce qui peut créer de la cohésion, de la fraternité, c’est pour moi le meilleur moyen de donner du sens au terme de la popularité du peuple.

 

Selon toi, on irait chercher où l’argent pour créer un ministère des affaires populaires ?

On irait la chercher là où elle est. Au sein de l’Etat. Je pense que si l’Etat a été capable de pouvoir mettre des sommes exorbitantes au service des industries, notamment automobiles et bancaires ; je pense qu’elle tout intérêt d’investir sur sa valeur première : l’Homme. Sans vouloir faire de slogan, c’est encore une fois l’Humain d’abord, c’est sur lui qu’on investit. C’est l’Homme qui est à la base de toutes formes de croissance. Ce n’est pas à travers, une machine, ni à travers une entreprise, une usine, ni à travers un produit qu’on fait tourner le monde et notamment la France. C’est surtout l’Humain. Et l’Humain est attaché à certaines valeurs que la société laisse souvent partir en perdition.

 

Propos recueillis par Nadjib Sellali

Transcription et editing : Edith Meli

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