Education-Reactions : Bussing
Le bussing peut être une solution qui compense les carences qu’amène le démentellement de la carte scolaire ?
Delphine BATHO : Moi ça me gène « le bussing » parce qu’à chaque fois, la logique qu’il y a derriére c’est que ça ne concerne que quelques uns. On prend un échantillon de banlieusard et eux on leur donne la possibilité de réussir, alors que moi je voudrais donner les moyens à tous les gamins de banlieue de réussir, une logique très « promotion à l’américaine ». Aux Etats Unis vous savez qu’il n’y a que quelques uns qui réussissent parfaitement bien et ça n’empêche pas que l’immense majorité de la population des minorités qui vie dans les ghettos reste sur la touche… donc attention, C’est un peu le modèle libéral. C’est dire : « j’en prends quelques uns pour le décor, je fais la charité pour quelques uns à qui je permets d’accéder aux grandes écoles » etc…Et bien non ce n’est pas ça une politique de gauche. Mon idée c’est « les établissements d’excellence ». C'est-à-dire, offrir un système éducatif de très haut niveau on l’on donne les moyens de permettre à chacun, y compris avec les suivis personnels qu’il faut etc… de réussir dans ces établissements. C’est compliquer de demander à l’école de résoudre les problèmes de ségrégation urbaine sans oublié tout de même son rôle à jouer.
Aurélie FILLIPETI : Je pense qu’il faut tester, il a des expérimentations en cours. Moi en tout cas je suis favorable à toutes les expériences qui visent à favoriser le mélange sociale dans les établissements scolaires, dont le « bussing » mais aussi à la réduction des effectifs des classes des établissements les plus difficiles et ceux dés le CP, avec des classes de 15 élèves dans les endroits les plus dure pour permettre aux enseignants d’apporter une aide personnalisé aux enfants qui en ont le plus besoin. C’est ça le cœur d’une politique éducative égalitaire.
-La Rochelle-
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