Assez d'éducation au rabais. La réponse de F.Hollande


Lundi, 30 Avril, 2012
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L’éducation prioritaire n’a plus de prioritaire que le nom : comme vous le soulignez, on dépense en réalité bien moins pour les élèves de ZEP que pour ceux de centre-ville, et ce sont les établissements considérés comme « difficiles » qui ont du « rendre » le plus de professeurs ces dernières années.

 

 

 

 

 

L’éducation prioritaire n’a plus de prioritaire que le nom : comme vous le soulignez, on dépense en réalité bien moins pour les élèves de ZEP que pour ceux de centre-ville, et ce sont les établissements considérés comme « difficiles » qui ont du « rendre » le plus de professeurs ces dernières années.

Je ne veux pas d’une éducation à plusieurs vitesses, d’une éducation pour les riches et d’une éducation pour les pauvres. Les enfants des ZEP doivent avoir les mêmes chances que les autres. Ils doivent pouvoir étudier dans les mêmes conditions que les autres. Ce n'est aujourd'hui pas le cas. La justice, c'est donc de rééquilibrer et de redonner la priorité à ceux qui en ont le plus besoin.

J'ai annoncé que je recréerai sur 5 ans 60 000 postes de professeurs et de personnels dans l'Education nationale. Je les affecterai prioritairement aux écoles situées dans les cités populaires. Je me retrouve donc totalement dans cette proposition de la Maison des Potes. C’est ma grande priorité pour l’école et pour la lutte contre l’échec scolaire. Je ne souhaite pas toutefois fixer ce pourcentage de 30% que vous proposez, car il reviendrait à accepter l'idée qu'il est normal d'envoyer en ZEP nos plus jeunes professeurs, sans expérience et en cela particulièrement démunis. Il faut au contraire faire en sorte d'affecter - dans la durée - des enseignants aguerris dans ces établissements.

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