Le Jeune n’est pas un sous-salarié !


Jeudi, 21 Mars, 2013
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Pour Leïla Chaibi, du Parti de Gauche, l’Education Nationale et les entreprises doivent fournir un effort conséquent pour l’accès aux stages. Et pour cause : « un jeune apporte de la valeur ajoutée à l’entreprise ».

 

Nous on avait une proposition au Front de Gauche pendant la campagne présidentielle, c’était d’augmenter de 50 % l’investissement de l’Etat dans l’enseignement professionnel pour qu’il ait une égalité entre l’enseignement professionnel, l’enseignement général, l’enseignement technique.

 

On considère que l’effort qui doit être fait, doit être fait de la part des entreprises. Mais c’est d’abord à l’éducation nationale de créer les conditions pour que chacun ait accès à une formation ou un diplôme, la formation c’est pour former des salariés, donc des gens qui vont bosser dans l’entreprise, qui vont être utiles à l’entreprise, qui vont apporter de la valeur ajoutée à l’entreprise donc c’est normal que l’entreprise y contribue. Elle n’a pas à être félicitée, incitée par des exonérations de cotisations sociales, on n’a pas à l’aider financièrement mais elle doit y contribuer.

 

Je reviens aux stages de CAP, BEP. Nous au Front de Gauche on considère que pour éviter justement que ça devienne une sorte de sous-salariat et pour faire en sorte que ça fasse vraiment partie de la valeur ajoutée de la formation professionnelle, on est pour déjà qu’il y ait un encadrement de ces stages-là avec un tuteur sur le lieu de travail, un tuteur dans l’établissement scolaire.

 

 Mais il faut arrêter de considérer le jeune comme un sous-salarié, arrêter de considérer qu’en fait une entreprise doit faire une œuvre de charité quand elle prend un jeune. On oublie qu’un jeune ça apporte de la valeur ajoutée à l’entreprise, cette valeur ajoutée elle n’est pas inférieure à celle de quelqu’un qui a 10 ans d’expérience et ce n’est pas en multipliant les sous-catégories qu’on va résoudre le problème de l’accès des jeunes au marché du travail. C’est en permettant à tous l’accès au droit commun, en considérant le jeune comme un citoyen qui doit avoir accès comme n’importe quel citoyen à un emploi, à un logement, à tout simplement une stabilité qui lui permette de construire sa vie.

 

Leïla CHAIBI

 

 

 

Leila Chaïbi

En provenance directe de Toulouse, Leila a animé de son charisme les collectif L’Appel et la Pioche et Jeudi Noir avant de rejoindre le NPA. Déçue et impatiente d’en découdre avec le monde politique, elle s’est alors tournée vers le Front de Gauche au sein duquel elle a mené une campagne pour les législatives tambour battant dans la 10eme circonscription de Paris.

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