Réforme de la santé, pas de prescription pour le testing


Lundi, 17 Août, 2009
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Surprise : le projet de loi « Hôpital, Patients, Territoires, Santé »  prévoyait, en sa première mouture, la réalisation de testing chez les médecins généralistes.

L’objectif : mesurer l’ampleur de la discrimination faite aux patients bénéficiant de la couverture médicale universelle (CMU) et de la CMU complémentaire. 

Or, cette mesure n’a finalement pas été retenue dans la version adoptée par le Sénat du projet de loi. « C’est dramatique » estime Marie-Christine Fararik, Secrétaire Générale de Sud Santé AP-HP. « S’il n’y a pas de refus franchement affichés de la part des médecins, les découragements insidieux sont nombreux », observe-t-elle. Fixer un rendez-vous au patient, trois mois plus tard, par exemple… « Pour les soins dentaires, cela donne des conséquences dramatiques. Et contrairement à l’idée reçue, plus on attend pour soigner, plus les dépenses de santé augmentent».

Pour Christian Gatard, Secrétaire Général de FO-CH « l’abandon du testing donne le ton général du projet de loi Hôpital, qui n’a rien de la grande réforme annoncée » et qui se fait dans le sens « d’une libéralisation du système de santé et au détriment d’une logique solidaire ». D’autres aspects, du projet de loi, font gronder les syndicats hospitaliers : la réforme du système de gouvernance des hôpitaux, la réflexion « timide », menée sur les dépassements d’honoraires par les médecins généralistes, ou la liberté donnée aux cliniques de développer librement des services  attribués jusqu’à maintenant au service public. 

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