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violence conjugale


Classé sans suite

Mardi, 23 Octobre, 2012
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Elle dit qu’elle est tombée seule dans l’escalier
Elle dit “j’ai glissé” et remet son tablier
C’est son seul habit qu’elle a vite recousu
Elle demandait pas la lune elle ne l’a pas eue

Elle dit qu’elle s’est cognée la tête contre un placard
Et qu’elle a glissé dans le couloir
Et puis les hommes à qui elle a rendu visite
Et puis les hommes ont dit... mais tu connais la suite

Et du mercurochrome elle en a des flacons
Elle dit c’est un pot de fleurs qu’est tombé du balcon
Elle s’est mis un foulard un foulard on s’y fait
Un foulard... non ! C’est pas le chat qui l’a griffée

Elle est bien chez elle alors pas de sortie
Pour moins que ça d’autres seraient déjà parties

Fiction : 3919…

Dimanche, 14 Octobre, 2012
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Blogueuse mais aussi infirmière, Mille a écrit cette nouvelle après avoir visionné le court-métrage de Laurence Ferreira Barbosa "Violences conjugales".


19 heures :

Il n’est pas rentré. C’est mauvais signe, je crois. Je pourrais lui envoyer un message rapide sur son téléphone. Je n’ose pas, raviver sa colère n’aurait pas de sens.

20 heures :

Toujours pas là, je décide de manger. Sans lui, et surtout sans faim. J’ai peur maintenant. Les minutes qui se sont écoulées depuis tout à l’heure n’ont servies qu’à alimenter mes angoisses. Je me souviens très bien de sa dernière absence, je m’en souviens trop bien.

21 heures :

Film : Ne dis rien

Dimanche, 14 Octobre, 2012
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En 2009 en France, 350 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences, physiques ou sexuelles à leur domicile. 140 d’entres elles ont trouvé la mort dans les mains de leur conjoint ou ex-conjoint. Triste n’est-ce pas ?! Malheureusement ce fléau ne se limite pas à nos frontières.

En 2004, sort en Espagne le film Ne dis rien (Te doy mis ojos) d’Ician Bollian qui raconte sans faire de cliché l’histoire de Pilar, une jeune femme qui s'enfuit de chez elle en emmenant son fils. Antonio, son mari, la poursuit, veut la ramener à la maison. Il lui promet de changer, de ne plus être violent. Rien n'y fait, Pilar a pris sa décision. Il va alors tenter de la reconquérir et de maîtriser ses accès de colère qui débouchent systématiquement sur de la violence physique. Thérapie de groupe, retour sur soi, Antonio veut guérir.

Points de vue sur l'égalité

Lundi, 17 Mai, 2010
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Rencontre avec des militants et des militantes : lycéens, salariés, responsables associatifs, toutes générations confondues, autour de l’égalité hommes/femmes


Rôle des femmes et des hommes dans la famille :


Myriam : De plus en plus d’hommes s’occupent de leur famille mais le problème c’est qu’ils ne sont plus considérés comme des hommes virils. Il faut casser les préjugés car l’éducation passe aussi par le père 

« Frapper n’est pas aimer »

Lundi, 15 Novembre, 2010
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Natacha Henry vient de publier une enquête très complète sur les violences conjugales en France. Intitulée Frapper n’est pas aimer, elle donne la parole aux associations.


Saviez-vous que depuis dix ans, 3 000 enfants avaient enterré leur mère « tombée au front des violences conjugales »? Qu’en France, un homme est condamné pour violences conjugales toutes les demi-heures ? Et que 90 % des femmes ne parlent jamais des violences de leur conjoint ? « Les chiffres sont incontestables », assure Natacha Henry. « Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint. Et encore, ce chiffre est sous-estimé car il ne compte pas les suicides.

Survivre : Parcours de combattante

Lundi, 15 Novembre, 2010
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La violence conjugale n'est pas anodine. Le témoignage de Marie* décrit ses méfaits au quotidien, surtout sur les enfants. Sa logique implacable plonge souvent des familles monoparentales dans la précarité, faute de soutien des pouvoirs publics. Ce témoignage démonte surtout les mécanismes d'une violence insidieuse, silencieuse, dont il est difficile à rendre compte dans toute son ampleur.


Je l'ai rencontré en 2007. Ça a été de suite une passion, on était tout le temps ensemble. Huit mois plus tard, je suis tombée enceinte et on a décidé de garder le bébé. A ce moment-là, j'étais entre deux chaises, je pensais à le quitter parce qu’il y avait certaines choses qui m'interpelaient. J'étais autonome, j'avais un travail, je gagnais 2 000 € par mois. Lui ne travaillait pas. J’ai emménagé chez lui et là ça a commencé, des relations de couple dans la brutalité totale.