Abdenour D. »

Abdenour D.


Baby loup : le voile se lève

Mercredi, 18 Décembre, 2013
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Le 17 octobre 2013, la Cour d’appel de Paris a confirmé le licenciement de Madame Fatima Atlif, une salariée de la crèche privée Baby Loup à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines. À l’issue de l’audience, la plaignante a déclaré au Nouvel Observateur « J’irai jusqu’à la Cour européenne [des droits de l’homme] s’il le faut », affirmant n’être « le porte-étendard d’aucune cause, [et] demande[r] seulement la justice ».

La directrice de la crèche, Natalia Baleato, salue un « jour historique ». Elle se félicite que la possibilité d’offrir aux enfants un « accueil en toute neutralité » ait été reconnue. Maître Richard Malka, l’un des avocats de l’établissement, parle quant à lui d’« une décision de résistance » qui « marquera l’histoire de la laïcité ».

 

Droit de préemption : un permis de discriminer délivré par la Cour de cassation

Lundi, 2 Décembre, 2013
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Les maires de Charvieu-Chavagneux et du Pont-de-Chéruy exerçaient leur droit de préemption afin de limiter l’accès de leurs villes à des français d’origine étrangère.

Le droit de préemption est une procédure permettant à une personne publique (ex: collectivité territoriale) d’acquérir en priorité, dans certaines zones préalablement définies par elle, un bien immobilier mis en vente par un particulier ou une entreprise, dans le but de réaliser des opérations d’aménagement urbain. Le propriétaire du bien n’est alors pas libre de vendre son bien à l’acquéreur de son choix et aux conditions qu’il souhaite.

 

James Dindoyal : qu’il est loin le soleil…

Mercredi, 8 Janvier, 2014
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James Dindoyal, jeune mauricien de 24 ans, était venu en France en 1990 puis, toujours vers le nord, il est allé au Havre, en quête de travail pour vivre ... survivre ? À défaut, il poursuivrait plus loin… En Angleterre, peut-être ? Lui – qui venait du pays du soleil et des lagons paisibles – aurait pu, en connaissance de cause, répondre au chanteur que « la misère n’est pas moins pénible au soleil »… Mais James Dindoyal n’était pas contrariant.

Ses aïeux indiens étaient venus à Maurice pour travailler dans les champs de cannes car depuis l’abolition de l’esclavage, à partir de 1833 sur l’île, les africains avaient fuit ce travail de forçats pour devenir artisans ou pêcheurs. L’industrie sucrière avait besoin de bras bon marché et les anciens négriers allaient les chercher aux Indes. Tel un terrible cyclone qui broie les vies sur des générations, sans répit ni regrets, l’exil est-il une malédiction dédiée ?