Éducation : le visage anti-social du FN


Lundi, 15 Août, 2011
Logo

 

Le discours à la mode, relayé par la grande masse médiatique, tendant à atténuer la nocivité du discours du FN, sous couvert d’’une prétendue plus grande respectabilité et modération de Marine Le Pen par rapport à son père doit être déconstruit pièce par pièce pour faire place à une véritable analyse des objectifs que mettrait en œœuvre ce parti s’’il arrivait au pouvoir.


Le programme du parti d’’extrême droite concernant l’’éducation est révélateur de son idéologie réactionnaire. En effet, l’’éducation est un conditionnement de la société de demain ; et dès lors, la société dont rêve le FN est à l’’image de l’’école qu’’elle veut construire.

Tout d’’abord, la parti nous ressort la vieille ficelle de l’’étranger et du musulman cause de tous nos maux en mentionnant « l’’influence grandissante de groupes de pression islamistes sur la vie quotidienne des enfants ». Or, la crise que rencontre aujourd’’hui l’’école est dûe à un phénomène de société global et prend source dans les inégalités, la mise en place méticuleuse d’’une école à deux vitesses et la casse de l’’éducation (celle des pauvres bien entendu).

Il va aussi de soit que le FN, qui prétend défendre de la laïcité dans les écoles, ne mentionne que les dérives de l’’islam et non celles des autres religions et souhaite un financement public accru des écoles privées, dont la plupart son catholiques... Une autre composante principale de l’’extrême droite se retrouve dans le projet frontiste: le culte de l’’autorité et l’’appel au Chef. Pour la seule fois où il est fait allusion à l’’autorité dans son programme, il s’’agit de supprimer les allocations familiales aux parents des élèves perturbateurs: pour Marine Le Pen, l’’autorité concerne surtout les pauvres et le seul moyen de la rétablir passe pas une casse sociale.

A cela s’’ajoute, la volonté ahurissante d’’exclure des Conseils d’’Administrations des écoles les syndicats et les délégués du personnel. La fascisme italien se proposait, au temps de Mussolini, de briser le mouvement syndical en l’’organisant en corporations ; les fascistes français veulent tout simplement les exclure des instances représentatives.

 

Publier un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.