Forte mobilisation à Paris contre Wade


Mercredi, 23 Mars, 2011
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Les sénégalais ont manifesté ce 19 mars partout à travers le monde. A Paris, la mobilisation a été particulièrement suivie et s’est déroulée dans le calme, la bonne humeur, encadrée par un service d’ordre intégré et par la police française. Malgré une actualité brulante : le massacre de civils en Libye et en Côte d’Ivoire, la guerre en Libye, les compatriotes sénégalais ont massivement répondu à l’appel à la manifestation contre le régime corrompu du président Abdoulaye Wade.

 

Cette manifestation a été organisée par une coalition de partis politiques Benno siggil Sénégal (Ensemble pour le renouveau du Sénégal) et des membres de la société civile pour marquer leur défiance envers la politique du gouvernement sénégalais actuel. Toute l’après midi, environ un millier de personnes ont marché dans les rues la capitale française entre la station de métro Barbès et la place de la République, en scandant des slogans hostiles au président Wade auquel ils reprochent un déni de démocratie, une mauvaise gestion chronique des deniers publics, sa mégalomanie. Khalifa Ababacar Seye, coordinateur en France de la diaspora sénégalaise insiste sur les objectifs poursuivis par les organisateurs de la mobilisation : « Nous voulions, à intervalles régulières, montrer notre mobilisation afin de garantir la bonne gouvernance, sensibiliser la diaspora à la vigilance démocratique au Sénégal. »

La date du 19 mars 2011 n’a pas été prise au hasard. Elle marque le onzième anniversaire de l’avènement de l’alternance démocratique sans violence, après 40 ans de pouvoir socialiste. En effet, le président Abdoulaye Wade avait été élu le 19 mars 2000 et cristallisait à l’époque les espoirs de tout un peuple notamment des jeunes.

Aujourd’hui, le mécontentement s’est généralisé, le pouvoir a déçu et perdu toute crédibilité vis à vis du peuple sénégalais. L’inefficacité et la cupidité du régime du SOPI (qui signifie changement en wolof) a dangereusement transformé le Sénégal en une barricade au bord de l’implosion. D’un coté, Abdoulaye Wade et ses acolytes fortement corrompus, de l’autre, les citoyens fatigués.

Maintenant, il faut choisir son camp, cessons d’être des talibés résignés et fatalistes, devenons des citoyens patriotiques et exigeants ! Il faut résister au pouvoir ou collaborer avec le pouvoir. Tous ceux qui ont manifesté ce samedi 19 mars à Dakar, New York, Paris ont fait leur choix : la résistance jusqu’au bout comme les Tunisiens, les Egyptiens…

 

Makhoudia DIOUF

Chargé de communication

Chercheur en communication

 

Crédit photo : Makhoudia Diouf

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