Lunéville : l'association aux deux regards


Lundi, 14 Février, 2011
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Dirigée par Mohammed Benchaabane, l’association Pot’entiel Solidarité agit au local comme à l’international, liant la Lorraine à l’Afrique, avec un amour de l’accueil.


C’est du local, et c’est de l’horizon ! L’association Pot’entiel est née de la fusion de deux structures. Une issue du mouvement SOS Racisme, et l’autre d’un mouvement de solidarité vers la Roumanie. Du coup, depuis la fin des années 80, l’association a deux horizons : un proche, un lointain. Pour le local, l’association présidée par Mohamed Benchaabane, « un vieux d’la vieille », a pour activité principale une friperie sociale. Pour l’international, forte de son réseau de transporteurs d’ici à Marseille, l’association prodigue conseils et soutiens à toutes les énergies qui vont dans le sens de la solidarité internationale. Voilà, Pot’entiel, c’est tout ça : une association qui regarde ici, et qui regarde là-bas.

 

Tout est dans l’accueil, dès le premier regard. Souvent, c’est celui de Marie-Hélène, éducatrice de formation. Mohamed Benchaabane insiste là-dessus : « Les gens sont accueillis sans étiquetage ». Dans la friperie, qui est aussi un thé social, les usagers le savent : « quand ils franchissent la porte, ils savent que c'est dans un but solidaire (non pas commercial), ici ce n'est pas un « magasin » ; on revient à ce qui fait le lien humain : l'acte social».

 

C’est une boutique de vêtements pratiquant des prix solidaires, mais les vingt à trente bénévoles s’adaptent à la demande sur place : aide au déménagement, atelier d’écriture, coiffure, couture, théâtre… Aujourd’hui, le nombre d’adhérents de Pot’entiel varie de trente à cinuante personnes. C’est beaucoup ? « Les gens qui ont réglé leurs problèmes deviennent à leur tour accueillants ». Accueillir et s’ouvrir à tout le monde, sourire et ouvrir le monde. Avec l'aide du Croissant Rouge algérien, l’association prépare actuellement un container pour un camp de réfugiés au Sahara Occidental. Pot’entiel a jeté aussi son regard du côté du Burkina Faso. Ayant l’habitude d’ouvrir les horizons, c’est sans surprise qu’ils ont accueilli les « potes de la Marche », comme les appelle Mohammed Benchaabane.

 

dolpi

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