Interview de Alain Balestan, militant antiraciste


Lundi, 1 Février, 2016
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A l’occasion du 30éme anniversaire de SOS racisme, la fédération nationale des Maison des potes  a organisé le 8 juillet dernier  une soirée  anniversaire avec les militants et  militantes qui ont créé le mouvement des potes et qui ont organisé le concert du 15 juin  1985. 

Alain Balestan :  Dans les années 80 J’habitai à  Val- d’Oise. On a commencé à s’investir dans le milieu antiraciste,  dans les différents mouvements politique de l’époque, entre autre  « la jeunesse socialiste »  c’est un peu parti de la. Donc avec une bande d’amis dont la majorité était issus de paris 13 de l’université de ville tanneuse, on se réunissait régulièrement dans les sous-sols de la Sorbonne  pour faire des analyses politique et pour se dire à un moment donné qu’il y -avait de l’espace afin de construire un mouvement de jeunes en France, on avait d’ ailleurs  l’exemple de l’Angleterre. Donc on s’est dit on va créer un mouvement de jeunes porté plutôt sur l’antiracisme, car à cette époque il y-avait  la montée du Front national  et la xénophobie en France, ce qui nous a confortés dans notre décision de  créer un mouvement de jeunes qui va s’appeler SOS racisme avec un symbole, une main. On a réfléchis un petit moment à ce symbole et on avait l’exemple en Angleterre d’un mouvement  de jeunes  antiraciste qui s’était créé dont le  symbole était un couffin. Un jour lors d’une réunion dans les sous-sols de la Sorbonne, Rocky un des nôtres a trouvé à la fois le slogan «  touche pas à mon pote » et la fameuse main.

 

Pote à pote : quel grands souvenirs gardez-vous de la création de SOS racisme et de ces années-là ? 

 

Alain Balestan : Je garde les souvenirs d’un groupe solidaire. On pensait pouvoir tout gagner, on avait des ambitions, qui commençaient par la création de ce groupe antiraciste qui va enrôler les jeunes, prendre les parties socialistes, puis la présidence de la France ! Cette ambition nous a pas mal réussis.  

 

Pote à pote : pourquoi ce même optimise d’entant n’est  plus  la aujourd’hui ? 

 

Alain Balestan : Je pense que l’optimisme est toujours là, il est peut être différent mais il faut trouver les canaux d’organisation, les bons moyens de rassembler les personnes. Aujourd’hui les choses ont beaucoup évolué à ce niveau-là, il-y-a internet, les réseaux sociaux  et d’autres modes de communications. Donc on n’est plus obligé de se réunir pour des réunions les dimanches matins dans les sous-sols de la Sorbonne. J’ai assez confiance en la jeunesse d’aujourd’hui.   

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