Trois propositions pour l’éduc pop


Jeudi, 21 Mars, 2013
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Président du Boulevard des Potes à Bordeaux, Abdou Chaoui était également le maître de cérémonie du débat sur l’éducation populaire. L’occasion pour lui de réexpliquer la proposition de la Fédération Nationale des Maisons des Potes et de mettre le douloureux problème du financement des associations sur le tapis.


 

Militant pour un meilleur accès à l’éducation populaire, la Fédération Nationale des Maisons des Potes a fait trois propositions. La première concerne la création d’un ministère de l’éducation populaire. La deuxième vise la mise à disposition de 100 000 éducateurs/animateurs pour accompagner le mouvement d’éducation populaire. Cette question se pose pour la pérennisation du milieu associatif dans les quartiers.

 

Le financement en question

 

La troisième proposition professe la création d’un fonds sur l’exemple du FNDVA (Fonds National pour le Développement de la Vie Associative). Ce fond qui existe depuis 1983 a connu plusieurs révolutions. La Fédération demande que le FNDVA, qui est resté un fonds notamment dédié à la formation des associatifs, devienne un fonds réel d’aide pour les milieux associatifs. En matière de subventions, on passerait d’un budget de 10 millions d’euros à 500 millions d’euros, en ponctionnant 10 % des recettes des jeux du hasard. Ces dix dernières années, les fédérations d’enseignements et les associations ont vu leurs fonds budgétaires baisser énormément, certaines associations ont même fermé. Dans les modalités de financement, on est passé de la subvention à l’appel à projets. C’est-à-dire que le domaine des solidarités qui était celui de l’éducation populaire est devenu un domaine marchand dans lequel il y a une mise en concurrence des structures entre elles. On est plus dans l’instrumentalisation des associations aujourd’hui que le fait de prendre en compte leur réalité, leurs projets associatifs.

 

 

Abdou Chaoui

 

 

Abdou Chaoui

Ancien président de la Fédération Nationale des Maisons des Potes, Abdou est directeur du CALK, une association d’insertion pour les jeunes exclus en difficulté, en plus d’être président du Boulevard des Potes à Bordeaux.

 

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