Refuser les logiques marchandes


Jeudi, 21 Mars, 2013
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Elue en Rhône-Alpes, Leila Bencharif explique comment on peut venir à bout de la logique des appels à projets en matière de financement des associations.

 

 

 

Je suis vice présidente régionale en charge de la vie associative, l’éducation populaire et la démocratie participative. Je dois mon engagement citoyen et politique à la cause de l’éducation populaire et citoyenne.

 

Aujourd’hui, nous avons un ministère de l’éducation populaire et de nombreuses délégations en France dans des agglomérations, des communes, des conseils régionaux et généraux. Il faut maintenant donner des moyens à cette mission. Les associations portent certes le projet d’éducation populaire, mais la démocratie participative n’est pas encore rentrée dans les mœurs, notamment dans la mise en place d’actions politiques régionales. Dans un contexte de crises multiples, y compris démocratique, l’éducation populaire tient un rôle primordial. Il faut continuer à donner des moyens pour développer des projets d’utilité sociale et de ne pas les obliger à répondre à des logiques marchandes, libérales dans lesquels elles sont tombées.

 

En Rhône-Alpes, nous avons monté un audit pour déterminer si les politiques régionales étaient au service de la vie associative et du milieu populaire. Les acteurs de la vie associative ont en effet tordu le cou à certaines pratiques et ont travaillé à la co-production d’une nouvelle politique régionale. Ils ont été mon premier soutien pour arriver à la fin du processus d’appel d’offre. Dans ma délégation, il n’y en a plus. Il n’ya plus que du soutien pluriannuel aux projets associatifs. Un soutien qui aura été expérimenté sur huit mois en fin d’année 2012, et qui vise à pérenniser à minima, sécuriser le projet associatif. Cela permet à des associations d’éducation populaire de se fédérer autour de projets communs et que chacun apporte une compétence, une expertise sur un projet qui va s’ancrer sur le territoire. C’est l’initiative citoyenne, le bottom-up : l’initiative part des territoires à condition que les collectivités les écoutent. J’espère que les collectivités territoriales seront cohérentes et pourront construire des politiques territoriales dans un objectif de mutualisation.

 

Lela Bencharif

 

 

Lela Bencharif

Native de Saint-Étienne, ingénieure et cocteure en géographie sociale, Lela Bencharif est Vice-présidente verte du Conseil Régional de Rhône- Alpes, en charge de la vie associative, l’éducation populaire et la démocratie participative. Elle est également membre du Conseil National de Lutte contre l’Exclusion.

 

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