La culture du terrain


Vendredi, 26 Octobre, 2012
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En initiant les jeunes au cinéma, le réalisateur lyonnais Sylvain Nino Firmin les ouvre à un univers habituellement fermé, tout en militant pour l’insertion économique des jeunes de la profession.

 

De l’éducation populaire par le cinéma. C’est ce qu’a décidé de faire Sylvain Nino Firmin avec son association de production de films, Kaboch’Arts Vidéo. Outre le fait que les Kaboch’Arts organisent une fois l’an le festival L’Apéro des Gones (les titis lyonnais) à Vénissieux pour sensibiliser les mômes aux médias, car ils y sont confrontés tous les jours et de plus en plus tôt, ce jeune réalisateur se met à la disposition de classes de primaire ou de structures qui s’adressent aux jeunes, pour initier les enfants à la magie du septième Art. Ensemble, ils décortiquent et réinventent des séquences de Spiderman. « C’est un réel succès. Certains enfants font preuve de plus d’imagination que les adultes. Ils sont complètement ouverts à cet âge. »

 

C’est donc en acteur de terrain que Sylvain approuve la proposition de la Fédération Nationale des Maisons des Potes. « Cette proposition peut permettre à la jeunesse des quartiers de mieux s’insérer. On ne peut pas laisser les associations qui n’ont pas un rond tout prendre en charge. » L’an dernier les Kaboch’Arts ont réussi à salarier une vingtaine de personnes de moins de 28 ans en contrat intermittent, car l’association milite aussi pour l’insertion des jeunes qui sortent des écoles audiovisuelles. Diplômés mais pas pistonnés. « Je n’arrive pas à donner du boulot à plus du quart des personnes que je connais », reconnaît Sylvain. Et pourtant la compétence est là. Ne manquent que les moyens de faire se rencontrer des gens désireux de transmettre et des jeunes débordant d’enthousiasme et de soif d’apprendre.

 

Christine Chalier

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