L'éducation populaire en questions


Jeudi, 21 Mars, 2013
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Les interventions du public lors de la table ronde sur l'éducation populaire.

Un intervenant :

 

« Il a été rappelé ce matin qu’une part importante des quartiers a élu la majorité actuelle et que certaines confédérations syndicales, le monde du salariat a appelé à battre Nicolas Sarkozy. De plus, quand Sarkozy est arrivé au pouvoir, il y a eu un revirement à droite qui a engendré un véritable espoir pour un véritable changement à gauche. Quand je vous entends parler, Monsieur Bouakkaz, de révolution morale plutôt que de révolution économique, je le traduis par "Dites-moi ce dont vous avez besoin, je vous dirai comment vous en passer." Ce qui m'a profondément heuré, c'est quand vous parlez d'éviter la délégation de pouvoir alors qu'en ce moment-même, au Parlement, on parle de déléguer votre légitimité en tant qu'élu de déléguer le mandat que les Français vous ont donné à l'Union Européenne et à la Banque Centrale Européenne. Si l'on va vers cette décision-là, le social sera sacrifié sur l'autel.

 

 

Une intervenante :

 

« L’éducation populaire doit redevenir un pilier essentiel des politiques publiques sur l’ensemble du territoire. Il faudrait lancer des conférences territoriales qui y sont dédiées avec l’ensemble des collectivités locales et les associations afin de définir et coordonner un enseignement populaire dans les circuits scolaires et extra-scolaires, et tout au long de la vie. Une culture accessible à tous passe par la construction d’une nouvelle fiscalité de l’art et de la culture qui favorise la circulation des biens culturels, arts et essais en commençant, pourquoi pas, par appliquer le taux super-réduit de TVA aux œuvres littéraires, artistique et philosophiques. Les acteurs sociaux sont des contributeurs et des citoyens actifs pour servir l’intérêt général. Dans certains territoires, la démocratie disparait, ce qui met à mal le milieu associatif. Il y a urgence à modifier les modes de relation avec les acteurs sociaux car de plus en plus, nombre d’entre eux s’essoufflent, baissent les bras et démissionnent. »

 

 

Monsieur Bâ :

 

« Je voulais apporter mon soutien à la proposition de la Fédération Nationale des Maisons des Potes de la création d’un ministère de l’éducation populaire. Il permet de coordonner et surtout de revoir les règles d’attribution des moyens aux associations. Imaginez une association étiquetée de gauche dans une commune de droite, ou une de droite dans une commune de gauche qui fait une demande de subvention. Elle se voit tout de suite amputées de budget ou carrément exclues. Si nous avons un ministère de l’éducation populaire, il permettra de mettre en place des commissions où les associations seront représentées, où elles auront leur mot dire, et surtout un droit de vote pour permettre aux associations d’être financées en fonction de leur bilan, de leur taille mais aussi de leur action. »

 

 

Abdou Chaoui :

 

« Je tiens à préciser que nous avons un ministère de l’éducation populaire car aujourd’hui, le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative s’appelle aussi ministère de l’éducation populaire. Sauf que lorsqu’on considère la baisse de 6 % du budget par rapport à l’année dernière dans la loi de finance, on voit les limites d’un affichage non suivi d’actes. »

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