« BEUR FM est aujourd’hui en phase avec la société actuelle celle de la diversité »

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Mercredi, 8 Septembre, 2010
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Président Fondateur de « Beur FM », Nasser Kettane nous retrace son parcours atypique qui s’est axé autour du même engagement citoyen.

Yasmine Oudjebour : Bon nombre d’entre nous ignore qu’en réalité votre fonction première est celle de médecin, pouvez-nous expliquer comment de médecin vous êtes devenu Président Fondateur de Beur FM ?

 

Nacer Kettane : C’est très certainement lié à mon histoire et au milieu social dans lequel j’ai grandi. Enfant de parents militants FLN algériens et de l’immigration ouvrière, je suis arrivé en France à l’âge de quatre ans et j’ai grandi dans l’ambiance des années 60-70 c'est-à-dire marquée par le racisme anti-algérien. Comme beaucoup de français issus de l’immigration j’ai vécu, pendant 20 ans, dans une cité de béton coincée entre un terrain vague et une décharge publique ; sans électricité mais j’ai tout de même réussi à faire des études.

C’est donc ce milieu qui, très tôt, m’a conduit à m’impliquer dans une dynamique et dans des structures de révolte, de revendications ; lesquelles portaient sur le refus du racisme, la lutte contre les discriminations.

 

Comment s’est définie cette implication ?

 

Au-delà de mon implication dans les différentes structures existantes, j’ai crée le journal « Sans Frontières » puis, avec l’arrivée au pouvoir de la gauche en 1981 et l’avènement des radios libres, j’ai crée « Radio Beur », avec à l’esprit, le fait qu’elle soit à la fois un média à part entière et un soutien au service de tous ceux qui, comme nous, refusent le racisme, la discrimination, valorisent l’héritage culturel, s’inscrivent dans la transmission des mémoires partagées (colonisation, esclavage,…). C’est d’ailleurs en cela que « Radio Beur » a été très active à l’arrivée du collectif d’accueil de « La Marche des Beurs » à Paris en 1983 ou encore très impliquée dans « La Marche des Droits Civiques » en 1985-86. Période qui, je le rappelle, était extrêmement difficile avec une extrême droite à son apogée et une avalanche de crimes racistes.

La radio a donc accompagné toute cette période et dans la continuité d’affirmation de ce que nous sommes, c’est en 1992 que « Radio Beur » devient « Beur FM » et intègre le réseau national.

 

Beur FM occupe le paysage radiophonique depuis presque 30 ans, comment s’est produit son évolution ?

 

A ce jour « Beur FM » c’est une vingtaine de stations. Elle a gardé son identité première tout en suivant l’évolution de la société ; en réalité elle a changé avec son public, son auditoire. On peut dire qu’elle est en phase avec la société actuelle et plus précisément celle de la diversité, pour reprendre le terme d’usage employé pour nous caractériser. L’ensemble de nos programmes (musicaux / infos / débats,…) sont inhérents aux préoccupations des personnes issues de cette diversité. C’est d’ailleurs dans cet esprit que nous avons tout naturellement créé « Urban Raï », concert qui mêle tous les courants musicaux de la diversité : traditionnel, raï, kabyle, slam, en passant par la fusion pop / rock / jazz jusqu’aux courants actuels.

 

 

Propos recueillis par Yasmine Oudjebour

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