AFASE, une affaire de femmes


Lundi, 15 Août, 2011
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Elle est leur deuxième maman, leur tantine. Fondatrice et actuelle présidente de l'AFASE, l'Association des Femmes Africaine de Sarcelle, Madame Dembelé prodigue soutien et bienveillance aux primo-arrivants mais aussi aux habitants du quartier. 


Ils passent la tête dans son bureau, pour dire simplement bonjour ou pour régler un problème avec la CAF. A L’’AFASE, femmes, mais aussi hommes et enfants viennent pour des cours d’’alphabétisation, une aide aux devoir ou à la recherche d’’emploi, des vacances en famille à la campagne ou des chantiers de solidarité à l’’étranger.

 

L’’AFASE, c’’est le dernier bébé de Kya Dembelé. Il est né de sa mobilisation pour les primo-arrivants dans les années 70. Une expérience qu’’elle a elle-même vécue en provenance du Mali dix ans plus tôt. Mais une fois mariée et mère de famille, et à force de volonté, elle a repris ses études jusqu’’à être titulaire d’’une maîtrise en économie politique.

 

« Mon militantisme pour les femmes, c’’est une base. Dans les mouvements estudiantins, nous étions entre femmes pour plaider les causes de ceux qui venaient étudier. » Elle crée d’’abord un Centre d’’échange et de rencontre des femmes africaines avec trois amies dans le 19ème à Paris. « Nous faisions tellement de choses que les gens étaient obligés de savoir que nous existions. Mais à Paris, on ne pouvait pas atteindre tout le monde. » D’’où l’’idée de s’’implanter à Sarcelles dès 1986.

 

La référence aux femmes africaines qui donne son nom à l’’association est d’’abord un hommage à toutes ces femmes qui transportent leur foyer et en sont l’’essentiel pilier. Celles qui construisent et tissent une vie solide à leurs enfants malgré les difficultés de l’’exil, de l’’isolement. Chaque petit pas est aussi la victoire de Kya Dembelé.

 

 


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