Jean-Michel Basquiat (60-88) : l’expo, le film


Lundi, 15 Novembre, 2010
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L’évasion perpétuelle. De sa bourgeoisie porto-haïtienne, immersion dans le meltingpot de NY, junkies clochards avant-garde underground, fin 70’s début 80’s. Des tags et des graffs (graphes), arts urbains s’évadant des ghettos investissant des espaces où ils n’ont pas leur place. 


Dans sa peinture : sur toile, par des aplats de couleurs, il s’affranchit des bords du cadre, définit ses espaces de représentation, se déploie sur des fenêtres, volets, palissades, objets clivant humains, imaginaire, pensée. Évasion de «l’art de rue». Triomphe dans l’art contemporain sclérosé. Évasion impossible: sa couleur. Quota ? Nègre de service ? Approche racialiste de son œuvre, aujourd’hui dépassée, mais pour un tout formel esthétique, angoissé des excès d’hier, où manque l’homme, identifié à son origine ethnique, occulté avec elle. Excès inverse : déification. Ex : The Ra- diant Child, hagiographie type AnaBac.

Soit singe-savant, soit demi-dieu. Sur ou Sous, jamais juste humain. Extraordinaire. Hors du Commun. Hors des panels, micro-trottoirs-miroirs, car non identifiant. Célébré ou Écroué. Firmament ou Fange. Potentat africain ou mangeur de galette de terre. Zep ou Pôle d’excellence discriminé positivement. De l’imaginaire au réel socio- politique, la synecdoque particulariste conduit au traitement exceptionnel des visibilités. Nanisme de Mimi Mathy expliquant ses pouvoirs magiques, projet de loi sur la déchéance de nationalité, même combat?

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