Festival cinéma d’Attac : contre « la fabrique de la peur »

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Lundi, 26 Décembre, 2011
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Du 11 au 20 novembre, la 9ème édition d'Images Mouvementées a lieu dans le centre d'art et d’essai La Clef, à Paris. Cette année, le thème est « La Fabrique de la Peur »... Rencontre avec Eve-Marie Bouché, responsable de l'organisation.


Pourquoi avoir baptisé cette édition la fabrique de la peur ?

Dans le contexte de campagne électorale, le thème de la sécurité revient. On se rappelle de l'histoire de Paul Voise, un petit papy dont l'agression était à la une de tous les journaux 72 heures avant le premier tour des présidentielles de 2002. La fabrique de la peur, c'est ce discours des médias et des politiques qui crée le phénomène qu'il est censé décrire.

 

Vous pensez que ce thème s'imposera, malgré la crise financière ?

C'est tellement insidieux... Les médias, mais aussi même les fictions, les séries, ou tous ces pseudo-reportages qui décrivent tout le temps le quotidien des flics face à la délinquance. On peut facilement avoir l'impression qu'il y a toujours un danger qui nous guette. Je ne pense pas que les gens fassent vraiment la part des choses. Ceux qui sont le plus sensibles au thème de l'insécurité ne sont pas ceux qui y sont le plus directement confrontés. C'est surtout ceux qui la perçoivent par l'intermédiaire de leur poste de télévision.

 

Est-ce qu'on n'est pas naturellement condamné à s'intéresser à ce qu'il y a de plus sensationnel, même si c'est du spectacle plutôt que de l'information ?

On se rappelle de la polémique avec TF1 et le temps de cerveau disponible ! C'est clair que pour les médias, ça constitue la facilité. Ce n'est pas une fatalité, on peut s'éduquer à l'image, être critique. Justement, avec le cinéma, on part d'un ressenti, pas d'une réflexion, et dans une certaine mesure, avec l'identification comme vecteur du message. Pourtant, ça nous pousse à réfléchir, à échanger. Une conférence, c'est très intéressant aussi, mais c'est moins vivant. On a une programmation qui est internationale, donc c'est aussi l'occasion de voir ce qui se passe ailleurs.

 

Au départ, Attac lutte pour la taxation des produits financiers. Comment en êtes-vous arrivé à l'éducation populaire, et est-ce que c'est ça faire de la politique autrement?

L'idée c'est de donner la parole à ceux que l'on n’entend pas assez, diffuser des films qu'on ne verrait pas. C'est politique de donner accès à ces paroles rares. Après, Attac n'entre pas en concurrence avec les partis puisque nous ne nous situons pas sur l'échiquier politique. On reste très humble sur la portée de nos actions. Un festival ne va pas changer le monde ! Le but, ça serait de faire prendre conscience au « Français moyen » de certaines problématiques. Est-ce qu'on arrive à l'atteindre avec ce festival ? Pas vraiment. On apporte de la matière à des gens qui sont déjà plus ou moins dans une recherche de réflexion. Toucher des gens qui ne sont pas sensibilisés, c'est très difficile. On le regrette, parce que Attac a vraiment une mission d'éducation populaire.

 

Quels sont vos critères de programmation ?

En premier lieu, on se met d'accord sur le thème. Ensuite on commence à partir à la recherche des films, à partir des bases de données des autres festivals et de ce qu'on nous propose. On les visionne et après on choisit. On essaie de prendre autant en compte l'aspect esthétique que le fond, mais c'est quand même le contenu que l'on privilégiera par rapport à la forme si la question se pose. Il y a une grosse place accordée aux documentaires. A partir du choix de ces films, on organise le calendrier et les thématiques de chaque journée. On veille quand même à avoir toujours une partie de la sélection qui s'adresse aux cinéphiles.

 

Votre film préféré de la sélection ?

Les nouveaux chiens de garde, sur les experts et les intellectuels des médias, qui sortira en 2012 et qu'on diffuse en avant-première, en présence du réalisateur. Un documentaire qui ne va pas se faire que des amis !

 

 

Propos recueillis par Eddy Maaroufi / Ressources Urbaines

 



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