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Habilitation «secret-défense» : les étrangers ne sont pas un danger

Mardi, 3 Décembre, 2013
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L’habilitation « secret-défense » n’est pas réservée aux nationaux. Rédiger une annonce pour un poste soumis à une telle habilitation en excluant la possibilité aux étrangers de pouvoir postuler est donc constitutif d’une discrimination à l’embauche.

 

Les candidats doivent être  « impérativement français et de préférence de parents français nés en France », tel est le critère énoncé dans l’annonce de recrutement parue sur le réseau intranet de Cegetel devenue SFR pour un poste qui nécessitait l’habilitation « secret-défense ». L’annonce restera seize mois sur le réseau.

 

L’hôtel la Villa : lave plus blanc que blanc

Lundi, 2 Décembre, 2013
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Nouvellement propriétaire de l’Hôtel La Villa, Christine Horbette, trouvait son équipe trop colorée. Elle donna donc des instructions à son directeur adjoint pour inverser la tendance. Les candidats potentiels devaient montrer « peau » blanche pour pouvoir se présenter à un entretien.

Christine Horbette racheta l’Hôtel La Villa au printemps 1999. La politique de recrutement s’en trouva bouleversée. Après examen de la candidature, certains CV déposés au comptoir de la réception comportaient l’indication « Black, non !! ». A la lecture de ces mentions manuscrites, un employé de l’hôtel, demanda des explications à sa directrice, en vain. Il alerta alors SOS Racisme et prit contact avec la Commission départementale d’accès à la citoyenneté (CODAC). L’ouverture d’une enquête judicaire fut ordonnée.

Tennis squash : «Personne de couleur impossible»

Vendredi, 10 Janvier, 2014
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Monsieur Alain Bideault, dirigeant d’un établissement sportif, refusait de recruter une femme de ménage en raison de sa couleur de peau. La décision du tribunal sera sans équivoque : récidiviste en la matière, cet employeur écopera de la prison ferme.

Le 22 juin 1993, Madame Victoria Gomis est adressée par l’Agence Nationale pour l’Emploi à Monsieur Alain Bideault, dirigeant un établissement de Tennis-Squash. Celui-ci cherchait à recruter une femme de ménage. Le premier contact est froid, direct et rapide. La réponse est non.

 

Monsieur Bideault retourne le document à l’ANPE en mentionnant au bas du document la raison de ce refus catégorique: « PERSONNE DE COULEUR IMPOSSIBLE ».

Physiomins : esthétisme ethnique condamné

Mercredi, 8 Janvier, 2014
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Physiomins, une entreprise de cosmétiques, invoquait le critère économique et présumait des inclinaisons racistes de ces potentielles clientes pour légitimer ses mesures discriminatoires.

 

 

Le 14 février 2003, Fatima Saadi, une française d’origine comorienne répondait à une annonce de poste de commerciale au sein de Physiomins, une boutique parisienne qui vend des produits amincissants et de soins de beauté. Dès son arrivée, Marie-Odile Dossot, gérante du magasin refusait catégoriquement la candidature de la jeune femme en raison de sa couleur de peau.

 

Biophase : Lorsque la discrimination entache la beauté

Mercredi, 8 Janvier, 2014
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Biophase pratiquait la discrimination dans l’accès à l’emploi et au service. Licenciant de surcroît toute personne dénonçant ses agissements illégaux : elle a été doublement condamnée, aux prud’hommes et au pénal.

 

 

Entre 1998 et 2000, Eliane Reinsch, secrétaire de Biophase, une entreprise du Doubs spécialisée dans la vente de produits de beauté et de services de soins de visage, recevait l’ordre de sa direction de jeter tout cv de candidate maquilleuse d’origine étrangère et de refuser toute prestation auprès de clientes issues de l’immigration. Elle alertait SOS Racisme en juin 2000.

 

Daytona : première victoire contre le fichage ethnique

Lundi, 6 Janvier, 2014
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S pour sexe, O pour origine ethnique. Dans cette dernière colonne, le chiffre 1 renvoyait aux noms à consonance européenne. Le chiffre 2 correspondait aux noms à consonance maghrébine. Le chiffre 3 pour ceux d’origine africaine, et le chiffre 4 pour les hôtesses et les animateurs commerciaux asiatiques : tels étaient les critères d’embauche regroupés dans un fichier au sein de la société Daytona pour 5000 vacataires.

 

Au mois de septembre 2002, Madame Caroline Housset, directrice du département hôtesses, de la société Daytona, confie à M. Karim D., récemment recruté, la mission d’alimenter une base de données informatiques bien étrange.

 

ARES : un géant de la sécurité désarmé par le principe d’égalité

Vendredi, 3 Janvier, 2014
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Sous couvert de sécurité intérieure, ARES choisissait ses employés en fonction de leur nationalité.

 

 

Agent de sécurité, Monsieur Hervé Bedou est de nationalité béninoise. Il réside en France depuis 1988 et a une expérience solide du métier. A la recherche d’un travail depuis peu, il consultait les offres d’emploi publiées dans Le parisien. Quand ce jour du mardi 7 janvier 2003…

L'Insolence contre l'injustice

Jeudi, 18 Octobre, 2012
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L’injustice à deux vitesses peut être combattue avec lucidité et esprit de transmission. Le rappeur, cinéaste et animateur radio XV Blackara est un intellectuel actif qui incarne ce combat de terrain, dont l’arme médiatique est l’insolence.

XV Blackara (prononcez « x » « v » blackara…) a la justice dans la peau. Ce rappeur, ce présentateur radio, cinéaste et acteur du renouveau culturel urbain milite pour une justice qui doit arrêter de jouer les aveugles quand celle-ci, sur sa balance, fait comme s’il y avait « deux poids deux mesures ». D’un côté le démuni, de l’autre le fortuné. Mais que faut-il faire pour qu’il y ait plus de justice dans une société capitaliste, avide de clichés ?

 

A quand les class actions à la française ?

Lundi, 16 Août, 2010
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La lutte contre les discriminations raciales suppose de pouvoir poursuivre et faire condamner leurs auteurs. encore faut-il que ces sanctions soient largement dissuasives.


Les condamnations civiles obtenues s’avèrent bien décevantes au regard du préjudice collectif subi, sans commune mesure à ce que peuvent obtenir les justiciables américains par l’intermédiaire des « class action » et de ce fait non dissuasives. Par exemple sur dix sept affaires dans lesquelles, SOS Racisme s’est constituée partie civile, elle s’est vue attribuée la somme totale de 95 501,15 euros. Quant aux victimes, elles ont perçu 22 768,47 euros.