Comment sortir tous les salariés du travail au noir ?


Vendredi, 17 Juin, 2016
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La CGT poursuit depuis de nombreuses années la lutte en faveur des travailleurs sans-papiers avec Francine Blanche qui souhaite que le travail au noir soit reconnue lors d’une demande de régularisation.

 

Un des objectif de la CGT depuis 2008 est la régularisation de tous les sans-papiers Notre sujet est de savoir ce qu’est un travailleur et comment on le définit car il ne se définit pas seulement dans l’ancienneté de séjour qu’il a en France, cela se détermine aussi par le travail qu’il a déjà fait. Il faut réussir à reconnaitre le travail de tous ces salariés alors qu’aujourd’hui la plupart d’entre eux sont seuls et surexploités. Comment faire reconnaitre leur travail présent et passé, récupérer leurs retraites, leurs droits au chômage ? Pour cette égalité de traitement il faut évidemment obtenir des bulletins de paie. Comment sortir tous les salariés du travail au noir ?


« Tout travail doit être reconnu et tout travailleur doit être respecté »

 

Ce sujet a été abordé lors de la réunion de la commission nationale de lutte contre le travail dit « illégal » le 30 mai 2016 avec des représentants du gouvernement tels que Manuel Valls et Myriam El Khomri. On tentait de savoir comment empêcher les salariés de travailler sans être déclaré. Le problème étant de défendre les droits du salarié qu’il soit sans-papier ou français. Tout travail doit être reconnu et tout travailleur doit être respecté. Il faut aussi assainir le marché du travail car on ne peut pas laisser tous ces patrons faire n’importe quoi avec leurs salariés.

Nous demandons 8 points très claires. Il faut :

  • l’accès à l’emploi à titre gratuit et donc supprimer la taxe de l’Office Français de l’Immigration et de l’intégration (OFII)
  • l’accès à tous les métiers en arrêtant les listes de métiers en fonction du pays d’où l’on vient.
  • l’ accès à un contrat en bonne et due forme qui puisse être opposable au prud’homme
  • le travail traité à  égalité entre les intérimaires et les fixes par exemple.
  • l‘accès à la santé en continuant l’AME (Aide médical de l’État) et améliorer les délais d’indemnisation.
  • l’accès aux transports solidaires
  • pouvoir être défendu en donnant plus de moyen à l’inspection du travail, aux prud’hommes
  • une gestion par le ministère du travail et plus par celui de l’intérieur.


Pour finir il ne faut pas oublier que ces personnes sont d'abord salariés avant d'être étranger , ils doivent donc être traités comme tels.

 


 

Propos recueillis par Linda.B

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